le billet de novembre 09

J'irais au bout de mes rêves !

 

Je ne sais si vous l'avez constaté, mais dans tous les groupements de modélistes, il ya d'un coté les personnes qui réalisent leurs idées, et de l'autre ceux qui aimeraient réaliser les leurs, mais ne le font jamais.

Vous entendrez souvent ces derniers répéter, mois après mois, années après années, «  Je vais construire ceci ou cela ! ».

Laissez passer quelques mois, puis posez la question: « Au fait, à quoi en es-tu de ta construction ? » Neuf fois sur dix vous aurez la même réponse. « Oui mais tu vois,.....suivent ensuite une bonne dizaine d'excuses........puis la conclusion que vous connaissez bien ......et puis de toute façon, je n'ais pas le temps !

Il y à donc les modélistes qui prennent le temps d'aller jusqu'au bout de leurs rêves, qui foncent et réalisent leurs idées et puis ceux qui, manifestement en auront envie toute leur existence, mais ne s'accorderont jamais le temps ou les moyens nécessaires.

Ils jalousent parfois un peu les modèles de leurs collègues de club et souvent, dans un sursaut d'orgueil, jurent que cette fois, c'est décidé, ils vont enfin faire ce qu'ils promettent. En réalité vous constatez, quelques mois plus tard, qu'il n'en est toujours rien.

Cela à toujours été, et rien n'est bien nouveau sous le soleil. Il y à toujours eu, et dans toutes les sociétés, des membres très discrets, qui ne disent pas grand-chose et dont l'efficacité est parfois redoutable aussi bien sur le plan de la construction que dans leur participation active à la vie du club en général. Et puis, il y à  ceux qui causent beaucoup, souvent très fort, s'agitent énormément, savent beaucoup de choses si ce n'est pratiquement tout, promettent monts et merveilles et qui, en réalité, se contentent de brasser du vent. Ils passent en réalité le plus clair de leur temps à se justifier, à donner des excuses pour ne pas avoir réalisé ce qu'ils promettaient.

Il est en effet toujours plus aisé de dire ce que l'on va faire que de faire ce que l'on à dit !

Entre nous, c'est actuellement ce qui fait la fortune des commerces qui proposent du prêt à naviguer ou prêt à voler, ils misent tout sur le fait que, de nos jours, le 90% de la population veut tout essayer très rapidement, et sans pour cela trop s'investir. Il en est de même avec internet ou l'on trouve à acheter quantité de modèles construits prêts à être utilisés.

On assiste alors au scénario suivant. J'achète le matin, je navigue ou je vole l'après midi, et je casse mon matériel à coup sur. Je m'approche donc d'un club, je demande mon admission, je me rends compte qu'il faut un peu s'investir et je démissionne aussi sec après quelques mois pour passer à autre chose.

Tien, si j'essayais  les voitures ! Et c'est reparti pour au moins 3 mois avant de passer une fois encore à autre chose. Cette fois on abandonne le modélisme et on se met au VTT ou à la collection de timbres pour quelques mois avant de changer à nouveau.

Ne riez pas, c'est exactement ce qui se passe à l'heure actuelle, très rare, mais vraiment très rare sont les personnes qui sont encore capables de se fixer un objectif, de passer plusieurs centaines voir un millier d'heures sur une construction. Tout doit aller vite, très vite, conditionnés que nous sommes par un monde ou ceux qui veulent prendre leur temps se retrouvent complètement déphasés et parfois mis à l'index de la société.

Donc, dans le dernier carré des irréductibles, se trouvent  au sein des clubs un 10 à 12% d'actifs qui œuvrent pour que subsistent leurs groupements respectifs .  Ils portent bien sûr à bout de bras les passifs qui, comme le dit la chanson, se bornent à répéter à longueur d'année, « j'voudrais ben, mais j'peu point ».

Et puis, il y à ceux que je nomme « les étoiles filantes, » qui apparaissent subitement dans un groupement pour en disparaitre aussi vite.  Enfin, il y à les comètes, vous savez, ces membres qui ne réapparaissent, et de manière très régulière, qu'après 12 mois et par pure coïncidence juste le jour du repas offert par club !!

Ni vous ni moi n'allons y changer quoi que ce soit, il faut faire avec. Certaines personnes sont tellement « occupées » qu'elles en oublient de « vivre ! »

Et pour conclure voici quelques réflexions que je vous laisse méditer jusqu'au prochain billet :

 -. Si nous avions achevé tout ce que nous avons commencé, nous aurions accompli un ouvrage de titan.

 -. Plus on gaspille son temps, plus on se plaint d'en manquer.

 .- Il est en général préférable de parler de ce que l'on à réalisé plutôt que de ce que l'on souhaite entreprendre.

 .- Dans la jeunesse on galvaude son énergie, dans la vieillesse on la ménage. Dans l'entretemps, il faudrait l'utiliser vraiment.

 .- Ce qui est facile à dire peut être difficile à faire. Ce qui s'énonce malaisément s'effectue parfois sans peine.

 .- Beaucoup s'agitent qui croient agir.

 .- Montre de la volonté celui qui veut ce qu'il fait, qui fait ce qu'il veut et ne le fait que parce qu'il le veut.

 

Bien à vous et à bientôt  GéGé