Bautier Louis Héloïse

Le Bautier de Barfleur Louis Héloïse

En 2007 j'ai fait l'aquisition d'un Bautier de Barfleur, le "Louis Héloïse". Ce voilier était si mal construit et dans un état tellement lamentable que j'en ai eu pitié. Je l'ai acheté dans le seul but de le sauver de la décharge et de le restaurer lorsque j'aurais le temps et l'envie de le faire. J'aime bien les défis, et avec celui-là je vais être gâté, vous pouvez me croire !

le-bautier-louis-heloise.jpg

Ce bautier n'a navigué qu'un seul jour sur le lac de Joux, juste pour vérifier son assiette et son équilibrage, puis il est resté sagement en attente dans mon musée.

Novembre 2012 ; Il se retrouve sur l'établi pour sa cure de jouvence et c'est sa restauration complète que je vous propose de suivre sur les pages qui vont suivre.

Historique

Avant de débuter, un petit retour sur l'historique de ce Bautier. En réalité, il à été construit deux Louis Héloïse à Barfleur. Le premier portait l'immatriculation LH 437 et avait été construit en 1894 pour Louis Bouin. Il arborait, sculpté en creux dans le pavois à l'avant, un coq peint en blanc et une girouette en tête de mat, simplement pour proclamer qu'il était le meilleur pêcheur de Barfleur. C'est la maquette de celui-ci que je vais restaurer.  Le second Louis Héloïse à été construit en 1910 pour le même patron avec l'immatriculation LH 602. Ce Bautier posédait un magnifique décor de fleurs sur le pavois à l'avant du bateau.

Louis Héloïse dans le port de Barefleur

Le dernier Bautier de Barfleur, le Saint Maurice, à été utilisé pour la pêche à la corde jusqu'en 1967. Après avoir été laissé à l'abandon il s'est rapidement dégradé et à fini par couler dans le bassin Carnot à Honfleur en jannvier 2004.  Il a été sauvé in extrémis de la destruction et renfloué par des amoureux de ce bateau. Il est aujourd'hui en cours de restauration. Vous trouverez son histoire en cliquant...... ICI

Bautier sortie du port de barfleur file0430.jpg file0431-1.jpg bautier sur béquilles à marée basse file0444.jpg

Je me suis dit que: si l'on arrivait à restaurer une épave qui avait coulé à Honfleur, il était tout à fait possible, et oh combien plus facile, de restaurer une maquette en mauvais était qui n'attendait que les bons soins de l'atelier GéGé Modélisme, sis à la rue des Bricoleur, loin de la mer, mais si proche d'un lac à l'onde si pure.

 

Alors passons sans plus tarder à la restauration

Avant démontage:

Après avoir réalisé quelques croquis et des photos du bateau dans son état actuel, je procède au démontage complet. Tout ce qui peut l'être est démonté, répertorié et rangé. Puis, en obervant tous ces éléments, je constate que finalement peu de choses seront récupérables et qu'il faudra certainement tout refaire à neuf. La presque totalité rejoint la poubelle !

Son ancien proriétaire devait faire une véritable fixation sur la colle cyano. Je m'explique:  toutes les écoutes tournées aux taquets ou au cabillots ont été généreusement enduites de colle cyano. Le surplus des écoutes enduit de cyano également et collés sur le pont. Pire, le passage des écoutes dans les poulies a été également enduit de cyano ce qui à bloqué complètement toutes les poulies. Idem pour les cap de moutons qui sont aussi raides qu'un manche à balais ! Chose à peine croyable les ralingues on également été enduites de cyano et le tissus des voiles à également pompé la colle. Je vous laisse imaginer la souplesse des voiles après ce traîtement ! Elles sont inutilisables. La qualité de réalisation des poulies est vraiment déplorable, le pont n'est pas étanche et pour conclure, ce pauvre modéliste qui ne savait certainement pas à quoi servait un hiloire a collé ce dernier sur le roof à la place de le coller sur le pont.

En résumé, on trouve sur ce voilier accumulées toutes les erreurs de constructions possibles et imaginables. Un véritable cas d'école ! Si j'avais du construire aussi mal, pour arriver à ce résultat, il aurait été nécessaire de m'attacher les deux mains derrière le dos et que je construise avec les pieds ! Et encore, peut être aurais-je mieux réussi !

Je vous le disais en introduction: " mal construit et dans un état lamentable"  Les quelques photos qui suivent devraient vous convaincre de la véracité de mes propos.


Avant restauration Poulies et cap de moutons img-1094.jpg img-1086.jpg img-1088.jpg img-1089.jpg img-1095.jpg img-1101.jpg img-1103.jpg Résultat de la colle cyano ! img-1112.jpg img-1113.jpg img-1114.jpg Ecoute collée au cabillot img-1142.jpg le Roof img-1136.jpg  img-1078.jpg

Je serais honnête, j'ai tout de même trouvé une chose bien faite ! Le nom du bateau sur le tableau arrière. Je vais récupérer soigneusement cette inscription et elle figurera sur le tableau arrière du voilier lorsqu'il sera restauré. Je pense pouvoir récupérer également la bôme, le bout dehors et ?? ( A voire au fur et à mesure de la restauration, car il est souvent plus simple et plus rapide de refaire à neuf plutôt que de vouloir restaurer à tout prix.) 

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 Ci dessous, les principales étapes du démontage en images.

img-1092.jpg Voilure démontée Dégréé et dématé Découpe du pont Découpage du pont démontage pont ancien lest démontage lestLe lest la coque est vide Détail poupe détail proue Au maître bau Râtelier à cabillots Le safran Le moteur d'appoint 

Le voilier est actuellement entièrement démonté et la poubelle est pleine. Il faut maintenant réaliser des composants entièrement neufs et procéder à son nouvel assemblage. On remarque sur les photos que le lest de ce voilier était constitué de deux gros cylindres métaliques. En réalité ces deux cylindres sont tout simplement des plots en laiton chromés. Ces deux plots étaient deux poids récupérés certainement sur une pendule.

Il est possible de faire beaucoup mieux en matière de lest et nous allons voire celà plus tard. 

La poubelle est pleine img-1138.jpg

Je vais procéder par étapes, qui vont être détaillées pas à pas sur les pages suivantes .

Cliquez sur la petite flèche à côté du chiffre 1 au bas de la page pour tomber sur la suivante

La coque

Celle-ci est soigneusement nettoyée et légèrement poncée à l'intérieur. Puis elle subit le même sort à l'extérieur. Je procède ensuite à quelques corrections. En effet le tube d'étambot qui reçoit l'arbre d'hélice est percé de travers et le cardan qui raccordait au moteur arrivait à peine à corriger le défaut. Chose incroyable, ce tube n'était pas collé mais simplement ajusté au travers de l'étambot. C'est une chance pour moi et cela me facilite le travail.

Je bouche le trou existant puis reperce correctement le passage du tube qui se trouve maintenant parfaitement perpendiculaire à l'axe du bateau. j'en profite pour profiler et corriger la forme de l'échancrure dans l'étambot qui doit laisser suffisamment de place pour la rotation de l'hélice.

Avant modification; pas terrible !! img-1307.jpg img-1310.jpg safran monté à l'envers Ancien safran grosse vis rouillée !!

Le safran avait été monté à l'envers, le haut en bas ! Il faut donc refaire celui ci entièrement. J'en profite pour tricher légérement sur sa surface comme je l'avais fait sur le Bautier Liberté. Celà donne une bien meilleure manoeuvrabilité au bateau et permet de virer plus facilement vent de bout


Après modification; c'est déjà mieux !!  coque mastiquée poncée img-1322.jpg img-1323.jpg Etude nouveau safran Croquis / nouveau / ancien safran Safran bien profilé Nouveau safran nouveau safran Nouveau safran Nouveau safran img-1448.jpg le safran terminé 

La petite partie amovible de la quille maintient l'axe du safran à la base. Cette pièce est maintenue par deux vis métriques de M 2,5 qui se vissent dans deux inserts laitons tarraudés que j'ai collés à la résine dans la quille. On distingue bien sur la 8ème vue que l'axe du safran pivote dans un tube laiton collé dans la partie amovible.

De cette manière le safran est facilement et rapidement démontable par le bas, partant il est possible de retirer également facilement l'axe de l'hélice si nécessaire. L'expérience m'a appris que ces deux points sont importants et facilitent beaucoup l'entretien du bateau.

La coque est ensuite généreusement enduite de résine époxy à l'intérieur. Après polymérisation, celui-ci sera verni en bleu ciel. Le pavois et les jambettes reçoivent une nouvelle couche de verni blanc. On commence à y voire plus clair !

Coque résinée à l'intérieur coque résinée à l'intérieur img-1325-1.jpg img-1326.jpg

Passons à l'extérieur. Après masticage et ponçage, il sera enduit de 3 couches d'un verni acrylique noir satiné. J'ai volontairement laissé quelques imperfections sur la surface de la coque pour faire plus réaliste. A l'époque, la coque était enduite de Coaltar, une sorte de goudron obtenu par distilation de la houille, ce qui explique la couleur.  Elle a maintenant bien meilleure allure, la voilà prête pour la suite de la restauration. Elle va rejoindre le ber, qui lui aussi a reçu une petite cure de rajeunissement. A partir de maintenant, la suite de la restauration se fait avec la coque posée sur le ber.

Après masticage Après ponçage première couche Première couche  après 3ème et dernière couche Après 3ème et dernière couche le Ber Le Ber est prêt à recevoir la coque

Nouvelle implantation RC

Avant d'aller plus loin, il me semble judicieux de définir quelle sera l'implantation de tout le système de commande à l'intérieur de la coque. Après une courte réflexion et quelques croquis je me décide pour une commande des voiles par un servo à bras de forte puissance, soit 260 Ncm. Celui-ci sera situé entre le roof et le mât et une trappe d'accès permettra d'y accéder facilement si besoin. Le moteur se trouvera à la verticale du roof tout au fond de la coque, piloté par un variateur. Le servo de safran viendra également à la verticale du roof. Une baterie 7,2 volts placée juste à l'avant de l'ouverture du roof viendra alimenter le moteur et le récepteur, via le variateur.

Implantation RC Implantation RC Implantation RC Servo commande des voiles et batterie Le variateur Le variateur Commande du safran Le récepteur Spektrum Tube d'étambot et son graisseur Moteur Speed 400 déparasité img-1457.jpg

Sur les vues ci dessus, la commande des voiles n'est qu'ébauchée, elle sera terminée, avec la poulie en bout du bras de commande de la grand voile, une fois les barots de ponts posés, de manière à adapter au plus juste la trape de visite à cet endroit.

Lorsque je serais satisfait de l'implantation RC, il faudra songer également au lest et voire comment en répartir celui-ci le plus judicieusement possible.

Le constructeur n'avait pas pévu de lester la quille, ce qui est regrettable, car il est possible d'y loger un part importante du lest et abaisser ainsi le centre de gravité. Je vais donc essayer de réparer cette omission en suivant les conseils d'un modéliste très connu qui, dans un article sur une revue spécialisée disait ceci.

Sur un Bautier, il est possible de tricher de 8 à 10mm. sur la hauteur de la quille sans pour autant dénaturer l'esthétique générale. L'avantage sera une meilleure tenue de route du bateau et la possibilité de loger un maximum de lest dans la quille.  Dans le cas du Louis Héloïse je vais utiliser un profilé laiton de 10x10 mm. dans lequel je vais loger des petits barreaux de métal lourd dont la densité est beaucoup plus élevée que celle du plomb. Le profilé ainsi préparé devrait peser, selon mes calculs, 500 grammes au minimum. Il sera vissé sous la quille, ce qui augmentera sa hauteur de 10mm. ( Densité du plomb 11,35 / densité métal lourd 17,5 soit une différence non négligable de plus de 6kg au dm3 avec en plus une absence totale de toxicité ! )

Profilé pour lest sous la quille Le lest Profilé avec lest img-1435.jpg Quille avant pose du lest Avec lest fixé sous la quille Lest fixé sous la quille

Devis poids pour le modèle terminé:  Coque avec la RC installée 3kg231 / Mature complète 161 grammes / Poulies 62 grammes / Baux 101 grammes / Barrots pont et roof 478 grammes / Voiles 60 grammes.  Ce qui me donne un total de 4kg093 grammes ( arrondi à 4kg100 )

Pour obtenir un voilier prêt à naviguer avec un déplacement de 6kg200, je dois donc ajouter ( 6200 - 4100 = 2100) soit 2kg100 de lest. Le profilé en U rempli de lest me donne déjà 530 grammes qui viennent se fixer sous la quille.

Lest intérieur coque Lest immobilisé par résine

Le solde du lest, soit 1kg570, sera réparti à l'intérieur de la coque, au milieu de celle-ci, et de part et d'autre de la quille. Ce lest sera immobilisé par de la résine. Je vais être prudent et préfère rajouter du lest une fois le bateau terminé plutôt que d'être dans l'obligation d'en enlever, opération souvent délicate voire impossible. Deux places seront préparées en fond de coque et à un endroit accessible pour ajouter facilement un supplément de lest si nécessaire.

La suite sur la page suivante.

 

 Pose des Barrots de pont.

Cette partie de la construction doit être menée avec beaucoup soin car elle conditionnera toute l'esthétique future du pont. L'important est de bien calculer le bouge du pont, c'est à dire sa courbure dans le sens transversal et de créer un gabarit de découpe pour la fabrication des barrots qui auront tous la même courbure. Le bouge se calcule selon la fameuse règle du quart de nonante. Si ce calcul vous intéresse, je vous recommande une petite escapade sur l'excellent forum de l'ami Albertus en cliquant ... ICI 

La tonture, c'est à dire la courbure du pont dans le sens longitudinal est définie par la forme de la coque et l'extrêmité de chaques couples sur lesquels reposent la bauquière, la contre bauquière puis les barrots.

Pose des barrots Appuis barrots sur couples Pose des barrots Pose des barrots Pose des barrots trappe de visite Trappe de visite ouverte 

Tout le barrotage se fera en abachi, ( connu aussi sous le nom de samba ou ayous ) bois léger mais néanmoins suffisament résistant pour ce genre de pièces. Une grande ouverture au maitre beau, à la verticale du servo de commande des voiles, permet un accès facile au servo, d'en retirer facilement le bras de commande ou de sortir le servo au complet.

On distingue bien maintenant la grande ouverture au dessus de laquelle viendra se fixer le Roof. Une ouverture est réalisée également pour permettre d'accèder à l'attache des écoutes de foc et grand voile sur le bras de commande et enfin une ouverture permettra l'accés au palonier de commande du safran. On remarquera sur les photos les deux boucles d'attache pour les écoutes de foc et de trinquette sur une extrêmité, et la poulie de renvoi pour l'écoute de grand voile sur l'autre extrêmité.

Ouverture du Roof Boucles d'attache écoutes foc trinquette Renvoi écoute de grand voile ouverture accès au boucles d'attache Guide écoute du foc Guide écoute grand voile Sortie guide écoute trinquette Ouverture accès palonnier de safran img-1494.jpg img-1495.jpg

Les guides écoutes sont réalisés en tube plastique diamètre 3mm. et mis en forme à chaud. Un fois toute cette préparation effectuée je réalise un petit croquis à l'échelle pour définir le débattement du servo de commande des voiles, vérifier la course des écoutes et l'ouverture angulaire des voiles. Je fixe ensuite provisoirement les écoutes et vérifie tout cela pratiquement. ( 30cm. de course pour l'écoute de grand voile, 11cm. de course pour la trinquette et 14cm. pour le foc )  Cette vérification permet également de voire le comportement des écoutes dans la coque et de vérifier qu'elles ne vont pas se crocher quelque part lorsqu'elles sont détendues.

Hilloire du roof Hilloire trappe de visite fermeture du pont en ctpl 0.6mm img-1549.jpg img-1550.jpg Trappe de visite Trappe de visite vue vers la poupe Pont entièrement couvert en ctpl Pont entièrement couvert de Ctpl. vue contre la proue Trappe de visite mèche de safran à la poupe

Je procède ensuite à la préparation des hiloires. Ces derniers ne seront pas collées pour l'instant. Ils le seront lorsque le pont sera entièrement recouvert de ses lames en poirier. L'opération suivante consiste à poser des paneaux d'un contre plaqué de 0,8mm qui viennent progressivement recouvrir les barrots et les trapes de visite. Ces panneaux sont parfaitement jointifs de manière à obtenir une étanchéité parfaite du pont.

Préparation des lames avec calfatage Lames collées sur papier noir Lames collées sur papier noir Baguette avec calfatage Essai pour vérification du rendu Pose des premières lames Pose premières lames img-1581.jpg img-1582.jpg img-1583.jpg img-1584.jpg

Pont entièrement recouvert après grattage et 603 clous ! Couleur naturelle du poirier

Suivent deux couches de fond dur pour nourrir le contre plaqué. C'est sur cette base que viendront se coller progressivement les lames du pont. Au préalable, j'aurais préparé ces lames en collant, sur un des champs, un papier cartonné noir pour simuler le calfatage. La pose se fait en parfaite symétrie en débutant par le centre et en posant les lames babord - tribord en progressant vers l'extérieur. Les lames du pont ont une longueur de 25cm. ce qui, à l'échelle 1/16ème, représente une longueur réelle de 4 mètres.

Le calfatage à 0.7mm reproduit un calfatage de pont à 9,6mm ce qui semble tout à fait réaliste.


Tel est l'avancement du travail la restauration le 17 janvier 2013, la suite prochainement.

Sur la page suivante la fabrication de la mâture.

La Mâture du voilier.


Pour cette restauration il sera nécessaire de refaire entièrement la mâture qui n'était pas réalisée tout à fait à la bonne échelle et d'une qualité douteuse. Nous touvons dans l'ordre les éléments suivants.

Le bas mât avec, en son sommet, le mât de flèche, partie amovible permettant de hisser un flèche au dessus de la voile aurique pour augmenter la surface de voile par petit temps.

La bôme et la corne  (ou pic ), qui soutiennent respectivement la partie inférieure et supérieure de la grand voile aurique.

Le beaupré ou bout dehors qui pointe à la proue du bateau, au dessus de l'étrave, et qui maintiendra le foc.


Le bas mât .

Légèreté oblige, celui ci est réalisé dans un rondin d'abachi de 15mm de diamètre, mis en forme au tour entre deux cales à poncer. L'extrêmité supérieure se termine en carré de 12x12mm, mis en forme à la lime. La base du mât est maintenue en place par le pied de mât, vissé dans la quille en fond de coque.

Sur la partie carrée du mât vient se construire le Chouque ou Chouquet qui maintiendra le mat de flèche. Pour réaliser ces composants je dessine au préalable les pièces à l'échelle 1/1

Le mât principal mise en forme au tour Mise en forme du mât usinage du carré usinage de carré usinage de carré en bout de mât Pied de mât Croquis de travail Le Chouque Partie supérieure du Chouque Le Chouque avec le mât de pic La potence img-1539.jpg Palmage octogonal du bas mât Pose du croissant Protection en cuir fabrication cercles de mât tournage cercles de mât cercle de mâtTaquets et cercles de mât

Le mât de flèche.

Tout comme le mat principal, celui ci est mis en forme au tour à partir d'un rondin d'abachi de 10mm de diamètre. Légèrement cônique la base aura 9 mm. de diamètre et le sommet 8 mm.

Le mat de flèche est mobile. Il coulisse dans le Chouque.  En position haute le mât est maintenu en place par une clef de sécurité qui traverse le mat et vient en appui sur le Chouque lorsque le mat est "guindé " ( Un mat de flèche est "guindé" lorsqu'il est à poste. Lorsqu'il est descendu ondit qu'il est "calé" ) Pour guinder le mat de flèche on utilise la guinderesse, filin frappé sur un piton du chouquet, puis passant dans un clan ménagé à la base de la caisse du mât, remontant ensuite pour passer dans une poulie maillée à un autre piton, de l'autre côté du chouque, pour redescendre enfin sur le pont ou elle est raidie par un palan.

Pose du réas accastillage Fabrication des taquets Fabrication des taquets sommet du mât de flèche Base du mât de flèche 


La bôme.

Egalement réalisée à partir d'un rondin d'abachi, elle dépasse la poupe du bateau ce qui donne une belle surface de voile aurique. La machoire ( encornat ou corne ) est retenue sur le mât par un racage à boules. L'extrêmité postérieure est équipée des violons de ris. L'écoute de cette voile passe par un clan à réa pour être ensuite raidie par un palan fixé sous la bôme.

Croquis des encornats Découpage des encornats Encornat de la bôme img-1585-1.jpg Le violon de la bôme



La corne.

La corne est articulée sur le mât par un sabot appelé encornat ou encore machoire de corne. Cette machoire de corne, légèrement incurvée  pour diminuer le frottement au niveau du portage. Tout comme pour la bôme, elle est fermée sur l'arrière du mât par un lien constitué de petites billes de bois appelé" pomme de racage"

Encornat incurvé de la corne img-1736.jpgimg-1737.jpg

Le beaupré. ( bout dehors )

Cette pièce est réalisée en pin de manière à obtenir quelque chose de rigide et solide. Je façonne le baupré en partant d'une baguette de pin carrée de 12x12mm. On passe donc progressivement d'une forme carrée ( la caisse ) à une forme ronde avec un diamètre de 8mm. à l'extrêmité. La partie carrée se trouve à l'intérieur du bateau à la proue et repose sur un banchet avec une ferrure de forme qui maintiendra solidement le tout en place. Pour supporter le bout dehors, fixé à l'extérieur, à la proue et à tribord, se trouve une pièce métalique avec un rouleau qui facilite le glissement lors de la manoeuvre pour rentrer et sortir cet espar. Cette pièce à pour nom le "blin"

Le bout dehors Essais mise en place bout dehors Réalisation du Blin Le blin Le blin viendra fixé à la proue Ferrure de maintien de la caisse du beaupré Caisse du beaupré dans la ferrure de maintien Pose du réa bout dehors à poste  Bout dehors rentréLe blin soutient le bout dehors Verouillage de sécurité img-1767.jpg

Tel est l'avancement de la restauration le 28 janvier 2013, la suite prochainement

Sur la page suivante la construction du Roof, panneaux de cale et capot circulaire.

Le Roof, le panneau de cale et le capot circulaire.

Après avoir posés les hiloires, le grand roof de la chambre se construit autour, avec un contre plaqué épaisseur 1mm qui sera ensuite recouvert de lames en poirier de 10x2mm.

Pose des hiloires img-1597.jpg Construction du Roof Construction deu Roof facade avant du roof img-1602.jpg img-1601.jpg Pose des lames en poirier Pose des lames en poirier Pose des lames en poirier

img-1609.jpg img-1610.jpg img-1612.jpg img-1619.jpg Panneau de cale Panneau de cale Capot circulaire Capot circulaire img-1620.jpg img-1622.jpg Le paneau coulissant Fabrication des gongs de portière Fabrication des gongs de portière Fabrication des gongs de portière Pose des gongs de portière img-1661.jpg img-1663.jpg img-1664.jpg Ancien et nouveau Roof

Ce roof à une forme tapézoïdale avec un toit plat ( sans bouge ) Le toit du roof s'orne d'une ouverture dont le bord antérieur est arrondi, ouverture qui se ferme à l'aide d'un classique capot à glissière. La facade postérieure du roof comporte deux petites portes et, de part et d'autre de cette porte, deux minuscules fenêtres carrées et vitrées qui donnent un peu de lumière à la chambre située au dessous.

Plans de l'original Cheminée du RoofCheminée du Roof

Dans cette modeste chambre se trouvait un petit fourneau, ce qui explique la présence de la cheminée sur le toit du roof. Ce petit fourneau permettait de tempérer un peu l'atmosphère et de donner un peu d'aisance à l'équipage qui venait s'y abritter et se réconforter avec un peu de café ou avec une grande bolée de cidre qui était stocké dans de petits tonneaux en chêne.

Le Moulinet, la Pompe de cale et la Barre franche

Le petit treuil, appelé moulinet, servait à telever les baux en virant la grosse ligne de fond qui passe par la galoche de l'étrave. Assez facile à réaliser : quelques engrenages de récupération, une poupée tournée au tour et quelques éléments en laiton, soudés à l'étain.

Croquis du moulinet En cours de fabrication img-1705.jpg Le moulinet terminéEn place sur le pontimg-1718.jpg

Très rudimentaire, la pompe de cale située juste devant le Roof servait à pomper l'eau qui progressivement envahissait la cale. La coque n'était en effet jamais totalement étanche ! Il était donc nécessaire de temps en temps de pomper cette eau qui coulait alors directement sur le pont et s'évacuait naturellement par les dalots.

 Pompe de cale Pompe de caleimg-1750.jpg

La barre franche fixée à la mêche de safran permettait au barreur de piloter le bateau. Cette dernière est réalisée d'un pièce taillée dans du pin

La barre franche img-1751.jpg  img-1752-2.jpg

Tel est l'avancement de la restauration le 28 janvier 2013.

La suite sur la page suivante avec la fabrication des poulies


Les Poulies

Je décide de fabriquer toutes les poulies fonctionnelles, c'est à dire avec un réa métallique. La caisse de la poulie sera en poirier et les attaches seront réalisées en fil laiton.

Comme il y a 14 poulies simples et 22 doubles il faut travailler de manière rationnelle en série et utiliser quelques astuces pour se faciliter la tâche.

Voici en détail comment je procède pour réaliser mes poulies.

Opération 1:  Définir les mensurations

Quelques croquis une petite recherche sur internet et des notes pour définir exactement ce que je souhaite obtenir. Il faut essayer de penser à tout, réaliser une liste des composants et vérifier que tous ces éléments sont en stock dans l'atelier

croquis de travail croquis de travail poulie-a.jpg 22779607-2.jpg

Opération 2:  Débiter la matière.

Je débite les flancs et les entretoises dans des planchettes de poirier au moyen de ma petite circulaire. Je vais travailler avec des barettes de 16 cm de long dans lesquelles je viendrais par la suite tronçonner une à une et à la largeur voulue mes poulies.

Débiter la matière Débiter la matière Scie circulaire

Opération 3:  Assemblage des composants en barettes et fabrication des réas

Je colle soigneusement les entretoises sur chaques bords d'un des flancs de la poulie. Une fois cette opération réalisée je colle l'autre flanc sur les entretoise en prenant bien soin de contôler au moyen d'une jauge que l'espace pour le réa est suffisant pour garantir sa liberté, partant sa bonne rotation. La caisse est maintenant construite et il est possible de passer à l'opération suivante.

Les réas sont tournés en série en partant d'une tige laiton de 8mm de diamètre.

img-1772.jpg img-1773.jpg img-1774.jpg img-1775.jpg img-1776.jpg img-1807-1.jpg Tournage des réas Tournage des réas img-1832.jpgFabrication des réas Fabrication des réas img-1817.jpg

Opération 4: Tronçonnage des poulies.

Après avoir marqué leur bonne largeur sur la barrette, les futures poulies sont tronçonnées une à une.

img-1778.jpg Troçonner les cages Ebauche de caisse poulie simple Barrette pour poulies doubles img-1821.jpg img-1825.jpg

Opération 5: Mise à la cote exacte et perçage du trou de l'axe pour le maintien du réa

Au moyen d'un disque de ponçage monté sur le tour, les poulies posées sur une table, je viens poncer celles-ci aux cotes exactes, mesurées avec précision au pied à coulisse.

Cette exactitude est nécessaire pour permettre à la poulie de rentrer dans un petit posage fabrication maison qui me permetra de percer de manière exacte et en série le trou de l'axe du réas qui doit se trouver bien au milieu de la poulie.

img-1810.jpg img-1816-1.jpg img-1786.jpg img-1784.jpg


Opération 6: Perçage des trous pour les attaches métalliques.

Attache en fil de laiton 0,8mm. ( Je dois encore faire des essais pour brunir les attaches et les réas )

img-1789.jpg img-1791.jpg


Opération 7: Ponçage pour mise en forme de la poulie, pose des réas et laquage de la caisse

La caisse est simplement enduite d'un fond dur incolore qui fait ressortir la couleur naturelle du poirier en le fonçant très légérement.

img-1811.jpg img-1812.jpg img-1813.jpg img-1834.jpg img-1838.jpg img-1839.jpgimg-1806.jpg Poulies laquées img-2060.jpg img-2061.jpg

La suite sur la page suivante avec la Conelle -  La Lanterne et les Maunes




La conelle / La Lanterne / les Cap de mouton / les Maunes.

 

La Conelle

C'est une sorte de petit rouleau ou de gros réa, installé dans une ferrure en "U".   La conelle est montée sur un tige qui s'implante dans une embase sur la lisse de plat bord après avoir traversé le pavois.

La conelle était utilisée pour le relevage des lignes. Sa réalisation est on ne peut plus simple et se passe de commentaires

La conelle La conelle En place sur le pavois

La Lanterne

C'était une lampe à pétrole intallée dans une lanterne constituée de deux plaques carrées retenues par deux montants en tube. Elle est plantée dans le pavois à l'identique de la Conelle

Je souhaitais réaliser une lanterne fonctionnelle, avec une lumière qui vacille comme sur la véritable. Une partie du matériel nécessaire à été récupéré sur une décoration de Noël, à savoir une petite lampe de table qui imite une bougie allumée. La batterie et la commande électrique sont cachés sous le capot circulaire à la proue

Rien à voir donc avec un projecteur halogène et cette lantene diffusait juste assez de lumière pour permettre au marin qui était à la conelle de mieux voire la ligne dans la pénombre et de décrocher le poisson pour le lancer ensuite sur le pont.

Perçage plexiglas Perçage plexiglas Eléments constitutifs de la lanterne Commande électrique de la lanterne Lanterne allumée img-1914.jpg

Voici une petite vidéo qui montre le résultat assez réaliste obtenu pour cette lanterne

Les Cap de mouton.

Deux pièces en bois circulaires avec une gorge sur le pourtour et percées de trois trous. Leur association forme un palan qui sert à raidir les haubans. La pièce du bas  est encerclée par une ferrure,( l'estope ) solidement boulonnée à la cadène. Une ride passant dans les trous relie les deux pièces en bois et permet de raidir les haubans. Sur les voiliers moderne les Cap de mouton sont remplacé par des ridoirs.

Cap de mouton capdemouton.gif img-1857.jpg img-1856.jpg Fixation aux cadénesimg-1988-1.jpg Noircissage dulaiton Estopes noircies Avec Estopes noircies

Les Maunes

Ce sont des corbeilles en osier ou étaient lovées les longues cordes de 250 mètres qui servaient à la pêche. Ces cordes s'appelaient "Les Baux " d'ou le nom de Bautiers donné aux bateaux qui pêchaient à la corde dans la région du Cotentin.

Leur réalisation n'est pas compliquée. Il faut préparer 6 fonds, réunir de la ficelle de chanvre et du raffia ( ou bambou Africain ) et le travail peut débuter !  Mieux que de longues explications, je vous propose quelques étapes de fabrication en images.

Diviser les fonds en 13 Percer sur une cale Coller les cure dents img-1927-1.jpg img-1966-1.jpg img-1967-1.jpg img-1968-1.jpg Une ficelle de Chanvre Construire la corbeille img-1970.jpg Corbeille presque terminée Tressage du Raffia Un Maune terminé img-1961.jpgimg-1964.jpg img-1973.jpg img-1974.jpg Maunes sur le pont les cordes lovées dans les Maunes  img-2128-1.jpg img-2130-1.jpg

La pose du gréement.

Gréer un bateau : Définition :

Garnir un batiment de toutes les voiles manoeuvres poulies etc.. dont il à besoin pour naviguer. On dit dans un sens analogue gréer un mat une vergue etc...

Je débute par la pose du bas mât qui traverse le pont et vient se loger dans le pieds de mât lui même en appuis sur la quille. Je pose ensuite les haubans qui maintiennent solidement ce mât avec les cap de moutons qui permettent de tendre correctement les 3 habans à tribord et les 3 à babord.

Pose de haubans avec cap de moutons img-2070.jpg Les caps de moutons img-2078.jpg

Je fixe ensuite la totalité des poulies simples et doubles.

Je fixe la bôme et l'encornat en posant sur ces deux éléments les boules de racage, puis l'encornat est monté en place grâce aux poulies préalablement posées.

Montage encornat avec boules de racage Montage bôme avec boules de racage Mise à poste de l'encornat img-2075.jpg img-2081.jpg Vue générale img-2085.jpg Poulie double Extrêmité dui mât de flèche Cap de moutons raidis vue d'ensemble Le bout dehors et la sous barbe img-2100.jpg Fixation du bout dehors sur le banchet vue de l'avant img-2103.jpg img-2104.jpg   

Je passe ensuite aux habans de maintien du mât de flèche et du bout dehors et du support de la trinquette.

Fabrication des patrons Fabrication des patrons Fabrication des patrons voilure au complet img-2109.jpg img-2116.jpg

A ce stade, il est possible de fabriquer les patrons qui permettrons plus tard la découpe du tissus pour les différentes voiles. ( Grand voile- Trinquette - Flèche - Foc ) En ce qui concerne le foc, celui qui sera monté sur le bateau représentera le foc moyen. Il y avait en effet sur les Bautiers trois grosseurs de foc à choix selon la force du vent.

Ces patrons sont réalisés dans une nappe en papier. La découpe est renforcée avec de la bande adhésive sur le pourtour. Les trous sont percés avec la pointe d'un petit fer à souder. L'avantage de cette méthode est d'obtenir facilement la forme exacte des futures voiles et de corriger si nécessaire jusqu'à satisfaction sans gaspiller du tissus.

Réalisation des voiles en coton

Les coupons de tissus de couleur cachou et écru ont été au préalables lavés à 40 degrés séchés et repassés. Mesuré avant et après on constate que le coupon de coton c'est rétacté, ce qui était bien le but de l'opération.

Il est possible maintenant en utilisant les patrons de tracer le pourtour des voiles puis de les découper en laissant une marge suffisante pour un ourlet de 1cm.

Traçage de voiles avec les patrons img-2132.jpg Foc et Flèche couleur écru Trinquette couleur cachou

Grand voile et trinquette seront couleur cachou, foc et flèche couleur écru. L'ourlet est formé à l'aide du fer à repasser puis, j'intercale une bande spéciale permettant de coller l'ourlet . Il est recommandé de placer une patte mouille entre le fer et la voile pour la bonne réussite de cette opération. Ce collage des ourlets me facilite la tâche et simpifiera également par la suite le travail de couture. Une partie du travail de couture se fait à la machine, mais les ralingues sont cousues à la main en cachant le fil dans les torons du cordonnet en coton.

Former les ourlets Former l'ourlet à l'aide du fer à repasser intercaller la bande de colle Coller à l'aide du fer et d'une patte mouille Et voilà le résultat final avant couture

Le voiles des Bautiers étaient réalisées en lin ( couleur écru ) voire parfois en chanvre, le coton était réservé aux voiliers de plaisance et de régate. La largeur des laizes, 57 cm. correspondaient à la largeur des coupons de tissus sur le marché .  La couleur rouge foncé parfois brune des voiles provenait du traitement que l'on donnait par trempage à chaud dans des bains de résine d'acacia mélangée à des ocres divers ou encore de la terre et ceci pour les protéger de la moisissure. Ce traitement pouvait également se faire par brossage à même le sol.

Traitement des voiles couture des laizes  Couture sur la grand voile  Couture à l'aiguille   La grand voile après couture des laizes  Détail couture sur voile de flèche Chablon pour découpe immatriculation Détail couture sur foc Pose de l'immatriculation Pose des ralingues

Pose des ralingues couture des ralingues img-2214.jpg Ralingue posée sur grand voile Couture ralingue sur foc


Une fois les voiles cousues, reste à poser une quarantaine d'oeillets et finalement gréer à nouveau le voilier.  Après environ 6 mois de travail, celui-ci est donc prêt pour les premiers essais de navigation. La voile de flèche et le foc de couleur écru peuvent être très facilement affalées (enlevées ) de manière à diminuer considérablement la surface de voile et continuer à naviguer même si le vent forci un peu.

img-2256.jpg img-2257.jpg img-2258.jpg

Vous aurez bien entendu des photos et une vidéo de tout cela dès que possible. Il faudra faire preuve de patience car pour l'instant, soit le 19 mars 2013, le lac est encore gelé et la neige tombe à gros flocons. Il en est bien tombé 40 cm depuis hier !

Découvrez donc la suite sur la page suivante.

Sur cette page, vous trouverez encore quelques photos de détail, puis viendront progressivement les photos de la première mise à l'eau et les vidéos.

 

Les balises pour les lignes img-2276.jpg Les choucans Les choucans l'ancre l'ancre Ancre de lestage des lignes Ancre de lestage des lignes La barique img-2288.jpg Poulies de rappel bôme de grand voile Seille en bois Poulie de la drisse de flèche img-2289.jpg img-2290.jpg cordage sur banchet de proue Cap de mouton Détail cap de mouton Le blin soutient le bout dehors Le tableau arrière

Comme promis voici maintenant quelques photos puis la vidéo de la première mise à l'eau du voilier le 13 avril 2013 sur le lac de Joux

Le temps est calme et l'on constate que, même avec la plus légère brise, le voilier avance bien ce qui est très prometteur.

Louis Héloïse sur son ber au bord de l'eau img-2415.jpg img-2389.jpg img-2397.jpg img-2394.jpg

 

 

Encores quelques vues et une vidéo du Louis Héloïse par jolie brise ! La navigation est un peu plus musclée et ce jour la j'ai mouillé le pont ! Qu'importe, les dalots servent à évacuer l'eau et il fallait bien tester la chose.

Tribord amure img-2437.jpg Babord amure img-2432.jpg img-2425.jpg

Un petit vent arrière pour terminer

 

Et voilà chers visiteurs, pour mémoire 6 ans séparent les deux photos ci dessous. Voici donc le voilier avant et après sa restauration complète. Restauration entreprise en octobre 2012 et terminée en mars 2013. Ces deux vues permettent de mieux voire le travail effectué sur la voilure. Celle ci à été refaite selon les plans du voilier réel ce qui donne une toute autre allure au bateau.

 

le-bautier-louis-heloise-3.jpg  Le Louis Héloïse restauré

 

Et pour conclure voici la comparaison entre le Bautier Liberté à gauche et le Louis Héloïse à droite

 

Le Liberté  Le Louis Héloïse

On voit bien que ces deux voiliers sont sortis du même chantier ( Charles Bellot ) à deux ans d'intervale

Sur la page suivante,( page 10 )  faite connaissance avec l'équipage !



L'équipage

La difficulté, lorsque l'on à réalisé une maquette, est de trouver des personnages à l'échelle pour donner une touche de réalisme supplémentaire et animer un peu le pont du bateau. C'est toujours plus plaisant que de voire naviguer des "bateaux fantômes"

Après une petite recherche sur internet, j'ai trouvé un seul fournisseur qui proposait des personnages à l'échelle 1/16ème. Ces derniers sont en résine teintée dans la masse. Ils sont articulés, ce qui permet de leur donner toutes les attitudes souhaitées.

img-3545-1.jpg img-3565.jpg

Les articulations sont par contre disgracieuses et les couleurs pas forcément du meilleur goût. Un travail d'adaptation au Bautier sera donc nécessaire. Il aurait bien sûr été souhaitable de trouver des marins habillés avec des cirès mais, faute d'avoir déniché ces derniers à la bonne échelle, je vais me contenter de ce que j'ai trouvé. Un bon bleu de travail pour les pantalons, une chemise en tissus de lin très épais, une bonne paire de bottes et on obtient quelque chose de plausible par beau temps sur un bateau de pêche.

img-3546.jpg img-3547.jpg img-3549.jpg img-3553.jpg img-3554.jpg img-3555.jpg img-3556.jpg img-3557.jpg

Il faut donc, dans un premier temps, donner pour chaque membre d'équipage une position qui correspond à sa place de travail. Ensuite, j'utilise un mastic deux composants qui me permet de venir progressivement remplir tous les trous autour des articulations pour fixer définitivement le personnage dans sa position. Cette opération terminée il faut ensuite jouer de la lime d'horloger pour venir limer et poncer le surplus de mastic, jusqu'à obtenir quelque chose de satisfaisant.

C'est ensuite la séance de peinture qui donnera la touche finale. J'utilise une peinture acrylique mat et satinée en petit pots.

Le barreur img-3559.jpg img-3566.jpg img-3560.jpg img-3561.jpg img-3564.jpg img-3567.jpg img-3568.jpg img-3569.jpg

Les personnages sont fixés à leur place par des tiges en fibre de carbonne de 2mm de diamètre qui sont d'un coté fichées, mais non collées, dans les jambes préalablement percées, et de l'autre collée au travers du pont. Il est donc possible à tout moment d'enlever très facilement un personnage en tirant simplement légèrement sur celui ci. Le barreur est fixé au banc par une tige qui lui perce l'arrière train ! Aie !!

Et si par malheur un personnage devait tout de même tomber à l'eau ? Rassurez vous, j'ai testé, il flotte ! Celà permet donc de le récupérer.  Dernière chose l'équipage est constitué de 5 marins. Trois sont sur le pont et les deux autres sont cachés dans la chambre du roof. C'était les plus faciles à faire !! ;)

Commentaires (35)

1. g-hautier-modelisme (site web) 09/08/2013

Merci Gérard, Je pense essayer de leur faire prochainement une casquette. Affaire à suivre !
Salutations GéGé

2. Gobin gérard 09/08/2013

bonjour Gégé merci pour ton mail trés instructif tes trouvailles ainsi que tes explications pour modifier ces figurines vraiement sympa cet équipages qui donne de la vie a bord cordialement gérard

3. g-hautier-modelisme (site web) 04/05/2013

Merci Polo, au plaisir de se rencontrer prochainement au bord de l'eau dans le chablais Vaudois à St Triphon.
Amicales salutations, GéGé

4. Polo 04/05/2013

Salut Gérald,

Juste mon coucou à moi. Suis vraiment impressionné par ton parcours, moi qui ne suis rien dans le modélisme..

Tu es un Grand Monsieur...j'éprouve un grand respect..

L'on va se connaitre bientôt...je le souhaite..

Moi c'est Polo..

5. Philippe Chanez 28/03/2013

Salut GéGé,
Bravo pour cette magnifique restauration et merci d'avoir redonné la vie à ce modèle plein de charme et de caractère! Au vu des commentaires et autres informations délivrés par tes amis, je constate que ton Bautier a cette particularité d'apporter un PLUS dans le monde du modélisme naval "de référence" - Merci!
A bientôt pour le voir naviguer, ça sera avec grand plaisir! Philippe

6. g-hautier-modelisme (site web) 27/03/2013

Mise à l'eau dès que le lac sera dégelé ! A quelle date ? Mystère, je piaffe d'impatience.

7. William Cambre (site web) 27/03/2013

Magnifique,du travaille orfèvre,comme dit Serge, madame doit être contente ,un remplacent pour les chaussettes (je rigole) !!!!
Débutant ,comme moi ,je ne suis pas sur d'arriver a un si beau travail ,un jour mais je deviens un vrai passionner , je suis votre passion à la lettre, aux photos surtout ainsi que tous les commentaires de vos amis auquel je porte grand intérêt.La mise à l'eau est éminente, je pense .Merci pour cette très belle rénovation.
Amicallement, william

8. g-hautier-modelisme (site web) 27/03/2013

En effet Serge,mais pour le reprisage j'assume ! Pas de problèmes.
A propos j'ai passé mes cordages à la cire d'abeille aujourd'hui et c'est un peu mieux, ça filoche moins !
Salutations GéGé

9. Serge 27/03/2013

Salut Gégé,
Et bien nous voici avec de belles voiles rouges et blanches à l'image.
Tu nous à fais un "Bautier Suisse" bien rouge et blanc.
Vat pas dépareiller sur le lac celui là.
Pour le reste... t'es foutu!
Tu vas avoir du mal à dire à madame que tu ne sais pas repriser tes affaires maintenant!!!!!!!

10. GéGé 22/03/2013

Merci mon ami Gérard pour ces précieuses informations. C'est un grand plaisir d'avoir à disposition un ami comme toi pour parfaire mes connaissances sur la construction de ces magnifique voiliers de pêche.
Amicalement GéGé

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