Le Hansa-Jolle

Le Hansa- Jolle


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Sur cette page, je vous invite à suivre la construction d’un dériveur à l’échelle 1/6,5ème

Pourquoi avoir choisis ce voilier en particulier ? Et bien pour trois raisons principales.

 

-. La première, c’est que c’est la réplique d’un voilier existant très connu dessiné et construit l’année de ma naissance !

-. La deuxième, c’est que c’est un kit de construction. Ils sont de plus en plus rares et je souhaitais tester celui-ci.

-. La troisième, c’est qu’il est commercialisé par une firme Allemande, et que c’est en général gage de très bonne qualité

 

Historique du voilier grandeur.

 

Le Hansa-Jolle fut introduit par Henry Rasmussen en 1947, le fondateur des chantiers de construction navale réputés Abeking et Rasmussen situés à Lemwerder près de Brême.

Pendant une période de vingt ans Abeking & Rasmussen construisirent une grande quantité de ce bateau nommé « Hansa-Jolle »

Le comportement excellent de ce bateau le fit adopter dans de nombreux clubs de voile. En 1960 il fut reconnu comme une classe nationale de l’Association Allemande de Voile.

Le chantier naval A&R à maintenu son monopole de construction jusqu'à aujourd’hui. Ils mettent depuis peu à disposition des plans gratuits pour que d’autres chantiers puissent construire ce bateau. Bien que insubmersible grâce à ces caissons étanches, il n’est toutefois pas inchavirable.

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Caractéristiques de la maquette :

Kit de construction de la firme Allemande " Aero-naut "

Echelle :  1/6,5

Longueur hors tout : 900mm ( 940mm avec le safran )

Longueur à la ligne de flottaison : 750mm.

Largeur hors tout : 260mm.

Franc bord : 63mm

Tirant d’eau / 84 / 38mm

Poids : 1.4 kg

Poids du lest 1.5kg

Poids total 2.9 à 3 kg

 

Ouvrons la boîte.

 

Belle boîte avec, imprimées sur le carton des photos de qualité montrant le voilier et quelques détails de l’aménagement. A l’intérieur nous trouvons, très soigneusement emballés et bien rangés :

une magnifique coque moulée sous vide. / Le support à construire. / Toute la structure interne de la coque, en bois et parfaitement découpée au laser, dans un contre plaqué d’une qualité irréprochable. / Le coffrage du pont. / Le mât et son pied. / La bôme, les cordages et les accessoires. / les voiles et tout l’accastillage nécessaire à la terminaison du bateau.

Tout est d’une très bonne qualité et, cerise sur le gâteau, on trouve une notice de montage claire et  abondamment illustrée. Celle-ci permet à un débutant de réaliser ce bateau sans aucun problème et sans être dans l’obligation d’acheter quoi que ce soit pour complèter le kit. La notice est en Allemand, mais elle donne l’adresse pour télécharger celle-ci en Français sur internet. La qualité de la traduction est surprenante par sa précision et sa qualité. Un bon point pour Aéronaut !

Boite de construction Le matériel de construction Notice de construction Toutes les étapes dessinées Cliquez sur une photo pour la voire en taille réelle

Une remarque importante, le lest ( grenaille de plomb) est à acheter à part. Je signale au passage le sérieux de la maison qui m’a vendu ce kit puisque celui-ci à insisté sur ce point, sachant d’une part que ce lest est absolument indispensable, et d’autre part que tout le monde ne possède pas forcément à la maison le plomb nécessaire pour lester le modèle. Sachant que la notice préconise 1.5kg de lest et que la dérive livrée dans le kit n'est qu'un simple bout de PVC, je me propose de réaliser une dérive lestée. L'objectif est d'atteindre déjà 900 grammes avec cette dérive. Nous y reviendrons plus tard.

Passons maintenant, sur les pages suivantes, à la construction de cette maquette. ( Cliquez sur " > " dans les petits carrés ci dessous  pour accéder à la page suivante)



 Assemblage du support. ( Le Ber )

Ce dernier est constitué de deux parties en polycarbonate transparent, maintenues entre elles par des liaisons en tube d'aluminium de 8mm de diamètre.

Pour éviter de marquer la coque par frottement, des bandes de feutres autocollantes sont posées sur les deux tubes supérieurs. La transparence des supports permet une vision complète de la coque du voilier lorsqu'il est posé sur son ber. La suite de l'assemblage se trouve grandement facilité puisque la coque est dès maintenant posée sur se support.

img-5482.jpg Le support en polycarbonate La coque sur son support 

La structure de la coque.

La construction de la maquette débute par la désolidarisation et le ponçage des couples, puis intevient la pose de tous les renforts en baguettes de pin. La technique de construction est similaire à celle des paquebots modernes. L'assemblage de la structure interne de la coque se compose de trois parties distinctes.

-. La partie avant , constituées de 3 couples avec le longeron central. Il va de la proue jusqu'à la cabine.

-. La partie centrale, avec la cabine, le cockpit, deux longerons latéraux et les 6 couples suivants.

-. La partie arrière, avec un barrot et un longeron central qui va du cockpit à la poupe.

Tous ces composants reçoivent 3 à 4 couches de fond dur de manière à bien imprégner le bois et boucher les pores pour le rendre insensible à l'humidité. La partie centrale avec la cabine est en grande partie en acajou et le fond dur fait immédiatement resortir la belle teinte de cette essence. Les collages bois sur bois se font à la colle blanche. J'utilise deux types de colle la rapide qui fixe solidement les pièces après 10 à 15 minutes et et la resistante à l'eau ( Kaltwasserfest ) qui résite bien à l'eau. On peut laisser un collage 4 jours dans l'eau sans que les pièces ne se décollent !  Cette colle fixe solidement les pièces en 30 minutes.

Pose des renforts Préparation des couples Couple entrée de cabine Porte de cabine amovible Pose des renforts Partie avant Partie avant construction partie centrale construction partie centrale construction partie centrale construction partie centrale Application du fond dur Ebauche porte de la cabineColle résistante à l'eau colle blanche rapide

A ce stade de la construction il faut positionner et ajuster la partie avant et centrale dans la coque pour réaliser l'assemblage de la partie arrière et préparer le tableau arrière qui recevra les supports du safran. Tout ces montages se font à blanc c'est à dire sans les coller. Ce n'est que lorsque tout sera parfaitement ajusté que ces trois parties préassemblées seront collées définitivement dans la coque.

Ajustage partie avant ajustage partie centrale construction et ajustage partie arrière Préparation tableau arrière Assemblage dans la coque Assemblage dans la coque le fond dur

Avant d'aller plus avant dans cette construction, je souhaite résoudre le problème de la dérive lestée. Sur le vrai dériveur, cette dérive qui pivote sur un axe pour ressortir sous le bateau, est en acier et pèse 160 kilos. Sur la maquette cette dérive est une simple plaque de PVC grise de 3mm d'épais et qui ne pèse que 50 grammes !!

Les 1,5 kilos de lest prévus le sont sous forme de grenaille de plomb, fixée par de la résine, de part et d'autre du puis de dérive, à l'intérieur de la coque. Inutile de dire qu'avec cette conception, le voilier ne va bien naviguer que par temps calme et va très vite fortement gîter ( voire chavirer ) dès que le vent forcira un peu. Si l'on souhaite placer le lest plus bas pour augmenter le couple de rappel, la notice n'est pas très claire sur se sujet. Elle préconise simplement d'utiliser un autre type de lest qui peut être fixé sur la dérive. Je suis étonné par cette proposition, La livraison d'une dérive métallique aurait été souhaitable pour ce kit. C'est un point négatif à relever, d'autant plus que ce kit s'adresse à des débutants.

Je décide donc de remplacer cette dérive par une réalisation de ma conception, en visant l'objectif d'obtenir avec celle-ci un poids situé entre 700 et 800 grammes, soit environ la moitié du lest total préconnisé par la notice.

Pour celà, je prends l'initiative de tricher un peu sur la longueur de dépassement sous la coque et augmente celle ci de 30 millimètres. Ce faisant, j'augmente la surface de la dérive d'environ 40 cm2 et prends ainsi le risque d'améliorer la tenue de route du voilier, partant de diminuer sa faculté de virer de bord aisément. J'augmente également l'épaisseur de la dérive qui passe à 4,5mm.

Je crée d'abord un cadre en bois de chêne, qui respecte la forme originale de la dérive. A l'intérieur de ce cadre, je viens ajuster des plaques de plomb, mises en forme, et de la bonne épaisseur.

Une fois ce travail réalisé, je prépare deux planches épaisses recouvertes de papier cellophane transparent. Sur une des planches, je dépose un tissus de fibre de verre que j'imprègne de résine époxy. Je pose ensuite le cadre en bois sur le tissus, puis dispose les plaques de plomb à l'intérieur. Je dépose par dessus une généreuse couche de résine puis dépose pour terminer une nouvelle couche de tissus de fibre de verre. Le tout est recouvert de la deuxième planche et mis sous presse pour séchage environ 24 heures.

la dérive d'origine Le cadre de la nouvelle dérive poser le cadre sur la fibre avec le plomb et la dernière couche de fibre mise sous presse

Après sortie de presse voici, ci dessous, le résultat avant et après pré-ponçage. Verdict de la balance 700grammes. Ce poids est répartis comme suit: 240 grammes se trouvent à l'intérieur et au fond de la coque, dans le puis de dérive( premiers rectangles de plomb en haut de la dérive) et 460 grammes dans la partie qui sort sous la coque. C'est toujours mieux que les 50 grammes de la dérive en PVC.

dérive à la sortie de presse après pré-ponçage mastiquée et poncée Ancienne dérive sur la nouvelle Abaissée de 30mm.

Le pourtour de la dérive sera maintenant profilé pour une meilleure pénétration dans l'eau et diminuer la traînée. Elle reçevra ensuite une couche de mastic, puis ponçage et enfin sera vernie couleur métalique ou antifouling.

Pendant que les divers collages ou le verni sèchent, je procède au façonnage puis à l'assemblage provisoire du safran et de sa barre. Celle ci est façonnée à la lime à la cale à poncer puis cintrée à chaud. Je monte le banc arrière pour le barreur et prépare une multitude de petites pièces et d'accastillage qui envahissent progressivement l'établi. Je reviendrais plus tard en détail sur la terminaison et les améliorations possible de l'accastillage.

Le safran et la barre cintrage de la barre Après ponçage montage provisoire Siège du barreur préparation petites pièces

Suite de la construction sur la page suivante.


Comme la dérive a été prolongée de 30mm, je suis dans l'obligation: soit de refaire un support, soit de modifier l'existant. C'est la deuxième solution qui est choisie. Je réalise donc un cadre en hêtre de 30mm de haut sur lequel vient se placer le support du voilier. J'en profite pour réaliser 8 bouchons en hêtre qui viennent se coller dans les extrêmités de tubes et assurer la bonne tenue du montage.

Support réhaussé Cadre en Hêtre La dérive La dérive Vue du cadre en hêtre

Je replace la coque sur le support, et avant de coller les 3 parties de la structure interne, je décide de vérouiller la dérive au moyen de deux goupilles laiton de 3mm qui traversent les deux longerons au dessus du puis de dérive. L'avantage de cette petite amélioration est d'avoir la certitude que la dérive va rester parfaitement en place, même en subissant des chocs répétés et d'avoir la certitude que le poids de celle-ci sera bien répartis sur tout les longerons et la structure.

Je procède ensuite au collage de la structure interne. Pour celà, je ressort toute cette structure après avoir au préalable marqués le positionnement de celle-ci au crayon sur toute la surface interne de la coque. Tout ce marquage me permet de passer un papier de verre gros grains pour bien rayer les surfaces de collage dans l'ABS.

La dérive vue de l'intérieur Goupillage de la dérive Goupillage de la dérive Maquage des surfaces à coller Endfest 300 Acrylite plus Stabilit Express Collage structure interne Collage structure interne

Le bois sur une coque en ABS doit se coller avec une colle spéciale qui garanti un bonne adhésion. J'utilise trois types de colle. La Stabilit Express, de la marque Pattex ou l' Acrylite Plus, de la marque UHU. Ces deux colles sont des colles dites rapides et le temps de travail est très limité ( 5 à 10 minutes seulement ) ce qui est un handicap, surtout si l'on à une multitude de couples et de longerons à encoller comme c'est le cas pour cette opération. J'utilise donc une troisième colle deux composants à prise lente Edfest 300 de la marque UHU qui laisse plus d'une heure pour travailler et qui ne durcit complètement qu'après 12 heures.

Je commennce donc avec la Edfest 300 pour enduire sans me presser la presque totalité des surfaces à coller en laissant des vides qui reçoivent dans un deuxième temps l'une des deux premières colle ( Stabilit ou Acrylite ) De cette manière, comme il ne reste que les vides à combler, on va beaucoup plus vite pour appliquer la colle à prise rapide.

Une fois toute la structure enduite de colle, je dépose délicatement le tout dans la coque posée sur son support, je charge avec des poids judicieusement répartis et je pose des pinces pour bien maintenir la coque contre les couples le temps du séchage, soit 12 heures au minimum.

j'en profite pour coller encore quelques renforts avant de passer à l'étape suivante qui est la pose des raidisseurs à babord et tribord, le long de la coque, et sur le haut des couple, à la proue et à la poupe. C'est sur ces raidisseurs qui, comme leur nom l'indique donne une grande rigidité à la structure, que dera posé plus tard le pont du voilier.

Pose des raidisseurs Pose des raidisseurs Raidisseurs à la poupe

Nous allons voire maintenant l'aménagement de lintérieur de la cabine avec l'installation des supports pour la radio commande, soit le récepteur, la batterie et 3 servos ; un pour le foc, un pour la grand voile et un pour le safran. Le système adopté est astucieux car il permet un démontage rapide et aisé des supports, donnant alors accés au puis de dérive, ce qui permet de modifier le lestage du voilier si nécessaire.

On trouve successivement 3 supports. Le premier tout au fond de la coque recevra la batterie de réception. Le deuxième recevra les servos de commande du foc et du safran, et le troisième le servo de commande de la grand voile. Ces 3 supports sont immobilisés en place par des vis ce qui permet de les démonter facilement.

Appuis des supports Appuis des supports Support de la batterie Support servo foc et safran Mise en place support servo grand voile Les 3 supports en place

Toute cette installation se trouve à l'endroit de la cabine qui est amovible, ce qui donne libre accès à toute l'installation RC. je laisse de côté la radio commande pour l'instant et passe de suite à la réalisation de la cabine amovible. Je remarque que la notice préconise de prendre beaucoup de précautions pour le cintrage et la mise en place du toît de la cabine. Le toit risque de se fendre dit cette notice qui préconise une astuce pour y remédier.

En étudiant de près et à la loupe la structure du bois utilisé pour le toit de la cabine, tout comme pour le pont et le plancher, je me suis rendu compte qu'il était en fait constitué de deux couches d'abachi de 1mm collées l'une sur l'autre ce qui devrait tout de même garantir une bonne résistance au cintrage. Seulement voilà, il y à un hic ! Le fabricant à réalisé une superbe imitation de calfatage sur ces éléments. Ceci est du plus bel effet, mais pour réaliser cette imitation de calfatage il à tout simplement utilisé la même technique que pour le découpage, le laser. Le bois est donc brûlé exactement sur la moitié de l'épaisseur ce qui affaibli considérablement la résistance et offre des dizaines d'amorces de rupture lorsque l'on cintre le tout. Immaginez également toutes ces fentes qui ne demandent qu'à se remplir d'eau pour faire travailler le bois et gondoler votre magnifique travail, ce d'autant plus que l'abachi est une véritable éponge qui absorbe l'eau en grande quantité en un temps reccord.

Pour éviter toute déception, je ne saurais trop vous recommander de prendre une attention toute particulière à ce point et d'y remédier en appliquant une succession de couches de verni d'apprêt pour bien boucher les pores du bois et essayer de remplir les fentes qui simulent le calfatage. En ce qui me concerne j'ai appliqué déjà 2 couches de fond dur sur la face sous de toutes ces pièces avant de faire quoi que ce soit sur la face sus. Ces deux couches vont pénétrer la couche inférieur d'abachi de 1mm d'épais et bien boucher les pores du bois.

Construction de la cabine Construction de la cabine Mise sous presse

La face sus du toit de la cabine, du pont et du plancher vont donc recevoir deux couches de verni pour légèrement teinter le bois couleur pin, puis deux, voire trois couches d'un verni transparent qui viendra protéger le tout. Nous y reviendrons plus tard car je dois encore procèder à des essais  avant de prendre une décision en connaissance de cause en fonction du résultat obtenu sur mes échantillons.  Pour l'instant, je vous invite à passer à la page suivante pour suivre la suite de cette construction.

 

Il est temps maintenant de coller en place définitivement la dérive. Celle-ci est introduite par dessous la coque et vient s'appuyer sur deux butées. Elle est goupillée en place dans le longeron avec deux goupilles laiton. Je rends parfaitement étanche le raccord dérive coque à l'extérieur en posant un ruban adhésif tout autour de la dérive. Je pose ensuite la coque sur le support et répartis soigneusement de part et d'autre de la dérive et à l'intérieur du puis de dérive 730 grammes de lest. Cette opération terminée je prépare 30 grammes de résine que je coule dans le puis de dérive pour immobiliser le tout. Il ne reste plus qu'à attendre une douzaine d'heures que la résine polymérise bien, et voilà le bateau lesté de 1460 grammes exactement. J'ai encore 40 grammes de marge pour arriver aux 1500 grammes préconisés par la notice. Comme l'accessibilité au puis de dérive est en tout temps possible j'ajouterais du lest après le première navigation si nécessaire.

Le lest Dérive goupillée plus lest lest dans résine lest dans résine lest dans résine

Avant de poursuivre, je me dois de vous dire qu'un point me tracasse depuis le début de cette construction. En lisant ce que le constructeur dit à propos du voilier réel, un point m'a titillé les neurones ! Il dit en substance ceci : " bien que insubmersible grâce à ses caissons étanches, ce voilier n'est pas inchavirable ! "

Au vu de la conception de la maquette, qui elle ne possède pas de caissons étanches, il est absolument certain que, en cas de chavirage, notre beau voilier va couler dans les secondes qui suivent. Comment donc remédier à celà dès maintenant, soit avant de refermer le pont et pendant que l'on a encore une bonne accessibilité à l'intérieur de la coque.

On peut imaginer plusieurs solutions et je vous livre ici la mienne qui, me semble-t-il, à l'avantage de la simplicité et de la fiabilité dans le temps. Je vais donc utiliser du polystyrène pour remplir les volumes laissés libres entre les structure de la coque. Je vais utiliser le polystyrène expansé blanc constitué de petites billes de différentes grosseurs. J'aurais pu choisir le polystyrène extrudé de couleur bleue, beaucoup plus dense, mais celui-ci est plus lourd et je ne souhaite pas alourdir la construction avec cette modification.

Dans une plaque de polystyrène, je découpe donc progressivement les formes adaptées à ces volumes et place une à une celles-ci à l'intérieur de la coque en les maintenant en place si nécessaire avec simplement avec un ou deux points de silicone.

Selon le principe d'Archimède Il faut un volume suffisant pour maintenir en surface un voilier de 3kg. donc un volume égal ou supérieur à 3000 cm3 de polystyrène.  Un calcul approximatif du volume occupé par le polystyrène sur mon voilier me donne 4500 cm3. Me voilà donc maintenant avec la certitude d'avoir un voilier insubmersible. Ce problème étant réglé je puis continuer l'assemblage en toute quiètude !

remplissage polystyrène remplissage polystyrène remplissage polystyrène remplissage polystyrène remplissage polystyrène remplissage polystyrène

J'en arrive maintenant à l'installation RC avec les supports qui reçoivent la batterie le récepteur et les servos avec les paloniers de commande des écoutes. L'installation et faite de telle manière que tout est facilement démontable pour avoir accès au fond de la coque si nécessaire.

Support de la batterie Support servos safran et grand voile Pose support servo foc Les 3 supports en place Interrupteur et prise de charge Avec les servos et les paloniers  Tuyau de vidange

Je pose ensuite le safran et le relie au servo au moyen de la tige de commande qui passe sous le pont à babord. Le safran d'origine est modifié de manière à avoir des attaches qui correspondent mieux à la réalité. Idem pour les supports qui se trouvent sur le tableau arrière. Dès cet instant le futur barreur, à l'échelle du bateau, surveille et contôle le travail.

A remarquer que la fixation de la barre est modifiée pour réaliser ce qui existe sur le réel soit une barre articulée avec une butée pour la position basse

Sortie commande sur tableau arrière Gaine de la commande safran raccord au servo de commande Raccord au safran Détail fixation sur tableau arrière Le chef contôle ! Essai à la barre Articulation de la barre La barre en butée

vue de la barre

Je dois maintenant songer à fermer la coque par la pose du pont. Le pont d'origine reçoit 2 couches de protection sous puis 3 couches de peinture acajou pour les lames de décoration et 3 couches de vitrificateur pour parquet pour les autres lames. Après pose du pont sur le bateau, l'ensemble recevra encore une couche de vitrificateur.

Pont et cabine en couleur d'origine Pont et cabine en couleur d'origine La décoration au petit pinceau Un travail long et fastidieux L'ensemble après décoration Détail côté cabine Fougère à la poupe Fougère à la proue Vue en direction proue

Je passe maintenant à la fabrication du mât et de la bôme. Le bois livré pour la réalisation du mât est un tourillon de pin de 12 mm de diamètre sur un mètre de long. La notice dit qu'il faut travailler ce tourillon pour le rendre régulièrement cônique avec un diamètre de 7 à 8 mm à l'extrêmité. Ce qu'elle ne dit pas, c'est comment y parvenir !

Façonnage du mât img-5826.jpg Pied de mât carré

J'ai repris celui ci au tour en pincant le tourillon entre deux cales à poncer alors que celui-ci est en rotation. Il faut un peu de doigté, d'expérience et de patience mais on arrive à un superbe résultat. Idem pour le ponçage de la bôme.


 Il est temps maintenant de fermer la coque en posant le pont. Au préalable, et non prévu par la notice, je colle sur le pourtour de la coque, et à l'extérieur de celle-ci, une baguette acajou de 4x4. En dessous, et contre celle-ci, une liste d'acajou de 1x 6. Ces collages se font à la cyano.

Ceci à pour avantage: d'augmenter la surface de collage, d'assurer une bonne étanchéité et de donner un aspect plus maquette à l'essemble. Ces baguettes reçoivent bien entendu 3 à 4 couches de fond dur.

bordure acajou bordure acajou bordure acajou Vue sus bordure acajou

Une fois cette opération réalisée, et après avoir bien arrassé le bord supérieur de la coque, je procède au collage du pont à "l'Araldite" lente, ce qui permet de travailler sans précipitation et de bien assurer le bon positionnement du tout. On attend 24 heures avant de continuer la construction ce qui permet de réaliser les deux bordures qui viendront plus tard se coller sur le pont. J'ai remplacé les baguettes 4x4 en abachi prévues dans le kit par deux baguettes acajou de 6x4 avec tous les 10 cm une ouverture pour l'écoulement de l'eau, comme sur le voilier réel.

Collage du pont Collage du pont Collage du pont bordure acajou bordure acajou Porte cabine terminée Poignée de porte

Je réalise également une poignée et des gonds pour la porte de cabine. Je procède ensuite au façonnage du mât et de la bôme qui sont en pin. Ces deux pièces reçoivent deux couches de verni de protection. Une fois le pont bien collé et après ponçage du pourtour, je fixe les deux bordures préalablement préparées puis je viens coller le support de mât et verouiller le mât dans ce support au moyen de deux goupilles, exactement comme sur le voilier réel.

bordure acajou bordure acajou Détail proue pointe de proue pointe de proue pose plancher et banc du barreur Support de mât après collage du pont

Je réalise ensuite tout ce qui n'était pas prévu par la notice à savoir des cadènes, des attaches de haubans sur le mat, un vit de mulet pour l'articulation de la bôme, les boucles d'attaches pour le hâle bas, les chaumards, les protections de la coque contre le frottement des amares losque le bateau est au port, les boucles d'attaches pour les amares sur le tableau arrière, les poulies de renvoi au sommet du mât et à l'extêmité de la bôme.

Cadène Cadène posée Attache foc et hauban Vit de mulet Attache hâle bas poulie extêmité bôme img-5868.jpg Poulie en bout de mât Attache haubans et poulie renvoi Attache hâle bas Détail proue Bite d'amarage à la proue Chaumard de proue avec protection Chaumard de poupe

Après avoir posé et soudé solidement les haubans, je prépare les voiles avec les renforts et l'immatriculation et je peux alors gréer le bateau.

Le voilier avec l'immatriculation G - 47 existe réellement et il a été construit en 1955. Il est actuellement stationné sur le lac de Baldeneysee en Allemagne. G c'est aussi la première lettre de GéGé et 47 mon année de naissance !

La croix rouge sur la voile est le symbole de cette classe de bateau. C'est la crois Hanséatique ( association des villes marchandes de l'Europe du Nord, autour de la Mer du Nord et de la Baltique. )

Pose des renforts img-5912.jpg siège de rappel Sièges d'intérieur Le barreur Le barreur maintien le cap Le voilier entièrement grèé Ecoutes grand voile et foc


Après avoir intallé les servos définitifs et les paloniers de commande, je relie ceux-ci aux écoutes de voile. Le système préconisé n'est pas du tout satifaisant. Un mauvais point pour Aero-Naut qui aurait pu réfléchir à quelque chose de mieux. Aucune indication précise n'est donnée sur la notice et le débutant se retrouvera avec un voiliers magnifique mais à la voilure très mal réglée.

Un servo d'une traction minimum de 13 à 14 kilos à un cm est absolument nécessaire pour la grand voile. Pour le foc un servo de 6kg/cm sera suffisant et pour le safran un servo standard d'une traction 3 kg/cm. Ne jamais oublier que la force utile au bout du palonier est inversément proportionnelle à sa longueur.

Pour avoir un débattement suffisant à la grand voile, j'ai du utiliser le système de renvoi dit " à poulie folle " qui double la longueur de déplacement de l'écoute par rapport  au système prévu, mais au détriment bien sûr de la force qui est elle diminuée par deux. Ceci explique l'utilisation d'un servo puissant pour cette commande.

7-cm-1.gif 14-cm-1.gif

Ce petit shéma explique clairement que: pour un déplacement identique du bras du servo, dans le premier cas avec l'écoute attachée directement au bras, nous avons un déplacement de l'écoute de voile de 7 cm. Dans la deuxième cas, avec un point d'attache dans la coque et un renvoi sur le bras du servo nous avons un déplacement de 14 cm.

Ci après vous trouverez les photos du montage de la RC avec le petit récepteur 2,4Ghz placé de manière à être très accessible. Vous découvrirez également toutes les améliorations transformations ou plus simplement les divers composants non prévus par Aéro-Naut dans le kit, mais qui sont nécessaires sur le bateau réel. Dommage que rien ne soit indiqué sur la notice à se sujet. Il a donc été nécessaire de consulter pas mal de photos de ce bateau sur le net pour s'en inspirer et donner ainsi ce petit plus qui fait de ce voilier une maquette plaisante à regarder.

Implantation de la RC Implantation de la RC Implantation de la RC Commande du safran Détail commande safran Fixation attache écoute sur bôme Fixation attache écoute sur bôme Fixation attache écoute sur bôme support de la bôme détail de la barre détail de la barre Articulation barre mobile le barreur fait un test La barre bien en main Tout est ok Détail fixation Détail fixation Ebauche poulie Poulie terminée poulie de renvoi Cicuit écoute foc Poulie sur rail Cicuit écoute foc Cicuit écoute foc Galets guides écoute immatriculation l'écope fond en cuivre L'écope a trouvé sa place Ecoute tournée au taquet Les couleurs à la poupe Les couleurs à la poupe L'indispensable girouette détail de la girouette poignée ouverture banc en position repliée Immatriculation Ecoute de grand voile Décoration coque Réalisation des parres battage Parre battage en place Parre battage en place

Pas du tout satisfait du système de commande du foc et du débattement de celui-ci j'ai finalement modifié l'installation en adoptant le même principe que sur la grand voile pour la commande de l'écoute.

Patte d'oie Patte d'oie Commande écoute de foc

L'écoute sort sur babord à la hauteur de la cabine puis passe dans un guide sur le pont ensuite dans une patte d'oie et vient finalement attachée au foc. On obtient de cette manière un débattement suffisant pour déborder complètement le foc par vent arrière.

En guise de conclusion, vous trouverez sur la page suivante les photos et les vidéos de la première sortie de ce voilier.

Photos et vidéos de la première sortie du Hansa - Jolle

Quelques améliorations seront encore nécessaires. En effet le foc tel que proposé par la notice de construction ne me donne pas satisfaction. J'ai donc baumé le foc qui améliore sa tenue et son rendement et j'ai ajouté un lest supplémentaire amovible de 150 grammes à l'extrêmité de la dérive.

J'ai également modifié le point d'attache de l'écoute de grand voile et rapproché celle ci du point de pivotement de la bôme. Cette modification permet de déborder suffisamment la grand voile, ce qui n'est pas le cas avec le point d'attache prévu par la notice.

Le bateau ainsi modifié est beaucoup plus stable, résiste bien aux coups de vents, sans trop se coucher et je le trouve bien dans sa ligne.

Enfin sur l'eau img-6593.jpg img-6594.jpg img-6595.jpg img-6596.jpg img-6597.jpg img-6598.jpg img-6599.jpg img-6600.jpg img-6604.jpg img-6605.jpg img-6606.jpg img-6608.jpg img-6609.jpg

 

Et maintenant les vidéos de cette première navigation

 

 

 

Et maintenant vous montez à bord et vous êtes à la place du barreur !

Commentaires (16)

1. Landry (site web) 01/11/2014

Bonjour et merci de votre passage sur mon site.
Je viens de jeter un coup d'oeil sur le votre, du très bon travail, avec de bonnes explications, un kit de très bonne qualité, cela fait plaisir à voir.
Bon week-end
Cordialement
Bruno

2. pandora ireland (site web) 26/12/2012

Great operate! Which is the kind of information that should be shared around the web. Waste around the search engines because of placement this put up increased! Seriously more than as well as check with my website . Many thanks.pandora number charms

3. g-hautier-modelisme (site web) 24/06/2012

Salut Jean Louis.

Je réponds par MP à ton adresse avec des photos

Amitiés GéGé

4. MONDY jean louis 24/06/2012

j ai aussi le souci de debatement pour la grandvoile
serais interesse par un schema de ton systeme a poulie folle
essaye de voir sur les photos mais pas pus distinguer le systeme
merci beaucoup car suis en train de monter les ecoutes et pas evident !!!
merci et a bientot en ligne
enverrais photos de mon hansajolle finie et en navigation

5. g-hautier-modelisme (site web) 02/03/2012

Bonjour,

J'ai acheté ce kit chez CMC ( Christian Modellsport center en Allemagne

www.cmc-wolfsburg.de ou www.cmc-vesand.de article N0 48-301100

Salutations GéGé

6. Jean-Daniel Dupissot 02/03/2012

Bonjour
Je ne trouve pas ou acheter ce kit en France, pouvez vous m'aider?
Merci

7. replica rolex submariner watches (site web) 28/02/2012

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8. Philippe Chanez 20/02/2012

Salut GéGé,

Quel plaisir de suivre l'évolution de ton Hansajolle et quelle finition!
J'aimerais bien être à l'échelle pour pouvoir naviguer sur ce si beau voilier!
Encore merci pour tes astuces et tes améliorations, j'en prends bonne note!

Au grand plaisir pour la suite de cette belle construction.

9. GéGé 30/01/2012

Hé bien mon cher Roger nous sommes donc actuellement 3 de l'Aqua Models Club à construire ce dériveur.

A bientôt GéGé

10. roger varidel 30/01/2012

salut gégé,
bonne nouvelle !! je me retrouve sans modèle à construire , je consulte le site kindler et je vois le voilier hansajolle que j'ai commandé c'est jean-claude qui ma informé que tu construisais çe modèle heureux hasard , j'utiliserai tes conseils pour entammer cette construction .

bonne journée et amitié roger


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