La coque
Celle-ci est soigneusement nettoyée et légèrement poncée à l'intérieur. Puis elle subit le même sort à l'extérieur. Je procède ensuite à quelques corrections. En effet le tube d'étambot qui reçoit l'arbre d'hélice est percé de travers et le cardan qui raccordait au moteur arrivait à peine à corriger le défaut. Chose incroyable, ce tube n'était pas collé mais simplement ajusté au travers de l'étambot. C'est une chance pour moi et cela me facilite le travail.
Je bouche le trou existant puis reperce correctement le passage du tube qui se trouve maintenant parfaitement perpendiculaire à l'axe du bateau. j'en profite pour profiler et corriger la forme de l'échancrure dans l'étambot qui doit laisser suffisamment de place pour la rotation de l'hélice.
Avant modification; pas terrible !!

Le safran avait été monté à l'envers, le haut en bas ! Il faut donc refaire celui ci entièrement. J'en profite pour tricher légérement sur sa surface comme je l'avais fait sur le Bautier Liberté. Celà donne une bien meilleure manoeuvrabilité au bateau et permet de virer plus facilement vent de bout
Après modification c'est déja mieux !
La petite partie amovible de la quille maintient l'axe du safran à la base. Cette pièce est maintenue par deux vis métriques de M 2,5 qui se vissent dans deux inserts laitons tarraudés que j'ai collés à la résine dans la quille. On distingue bien sur la 8ème vue que l'axe du safran pivote dans un tube laiton collé dans la partie amovible.
De cette manière le safran est facilement et rapidement démontable par le bas, partant il est possible de retirer également facilement l'axe de l'hélice si nécessaire. L'expérience m'a appris que ces deux points sont importants et facilitent beaucoup l'entretien du bateau.
La coque est ensuite généreusement enduite de résine époxy à l'intérieur. Après polymérisation, celui-ci sera verni en bleu ciel. Le pavois et les jambettes reçoivent une nouvelle couche de verni blanc. On commence à y voire plus clair !

Passons à l'extérieur. Après masticage et ponçage, il sera enduit de 3 couches d'un verni acrylique noir satiné. J'ai volontairement laissé quelques imperfections sur la surface de la coque pour faire plus réaliste. A l'époque, la coque était enduite de Coaltar, une sorte de goudron obtenu par distilation de la houille, ce qui explique la couleur. Elle a maintenant bien meilleure allure, la voilà prête pour la suite de la restauration. Elle va rejoindre le ber, qui lui aussi a reçu une petite cure de rajeunissement. A partir de maintenant, la suite de la restauration se fait avec la coque posée sur le ber.

Nouvelle implantation RC
Avant d'aller plus loin, il me semble judicieux de définir quelle sera l'implantation de tout le système de commande à l'intérieur de la coque. Après une courte réflexion et quelques croquis je me décide pour une commande des voiles par un servo à bras de forte puissance, soit 260 Ncm. Celui-ci sera situé entre le roof et le mât et une trappe d'accès permettra d'y accéder facilement si besoin. Le moteur se trouvera à la verticale du roof tout au fond de la coque, piloté par un variateur. Le servo de safran viendra également à la verticale du roof. Une baterie 7,2 volts placée juste à l'avant de l'ouverture du roof viendra alimenter le moteur et le récepteur, via le variateur.

Sur les vues ci dessus, la commande des voiles n'est qu'ébauchée, elle sera terminée, avec la poulie en bout du bras de commande de la grand voile, une fois les barots de ponts posés, de manière à adapter au plus juste la trape de visite à cet endroit.
Lorsque je serais satisfait de l'implantation RC, il faudra songer également au lest et voire comment en répartir celui-ci le plus judicieusement possible.
Le constructeur n'avait pas pévu de lester la quille, ce qui est regrettable, car il est possible d'y loger un part importante du lest et abaisser ainsi le centre de gravité. Je vais donc essayer de réparer cette omission en suivant les conseils d'un modéliste très connu qui, dans un article sur une revue spécialisée disait ceci.Sur un Bautier, il est possible de tricher de 8 à 10mm. sur la hauteur de la quille sans pour autant dénaturer l'esthétique générale. L'avantage sera une meilleure tenue de route du bateau et la possibilité de loger un maximum de lest dans la quille. Dans le cas du Louis Héloïse je vais utiliser un profilé laiton de 10x10 mm. dans lequel je vais loger des petits barreaux de métal lourd dont la densité est beaucoup plus élevée que celle du plomb. Le profilé ainsi préparé devrait peser, selon mes calculs, 500 grammes au minimum. Il sera vissé sous la quille, ce qui augmentera sa hauteur de 10mm. ( Densité du plomb 11,35 / densité métal lourd 17,5 soit une différence non négligable de plus de 6kg au dm3 avec en plus une absence totale de toxicité !
)

Devis poids pour le modèle terminé: Coque avec la RC installée 3kg231 / Mature complète 161 grammes / Poulies 62 grammes / Baux 101 grammes / Barrots pont et roof 478 grammes / Voiles 60 grammes. Ce qui me donne un total de 4kg093 grammes ( arrondi à 4kg100 )
Pour obtenir un voilier prêt à naviguer avec un déplacement de 6kg200, je dois donc ajouter ( 6200 - 4100 = 2100) soit 2kg100 de lest. Le profilé en U rempli de lest me donne déjà 530 grammes qui viennent se fixer sous la quille.

Le solde du lest, soit 1kg570, sera réparti à l'intérieur de la coque, au milieu de celle-ci, et de part et d'autre de la quille. Ce lest sera immobilisé par de la résine. Je vais être prudent et préfère rajouter du lest une fois le bateau terminé plutôt que d'être dans l'obligation d'en enlever, opération souvent délicate voire impossible. Deux places seront préparées en fond de coque et à un endroit accessible pour ajouter facilement un supplément de lest si nécessaire.
La suite sur la page suivante.
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