Lorsque les barots sont tous soigneusement ajustés et posés, je termine les hiloires des trapes de visite et je pose la lisse de plat bord. Opération longue car elle vient entourer toutes les jambettes de pavois. Je termine alors le tableau arrière et je monte les pavois babord et tribord en prenant soin d'y aménager les 6 dalots prévus de chaque coté. Je me suis imposé dès le départ de cette construction de ne pas utiliser ni enduit, ni mastic, ni pâte de bois ou tout autres produit pour combler ou boucher les trous ou défauts d'ajustements. Tout doit s'ajuster à la perfection et si une pièce ne convient pas je recommence. Ahh! bien sûr, celà rallonge le temps de construction, mais que voulez vous celà fait déjà plus de 40 ans que j'ai adopté cette devise "Tout ce qui mérite d'être fait mérite d'étre bien fait ! "
Le pont n'est toujours pas couvert et j'ai posé la serre et la lisse de pavois. Le pavois est percé à tribord pour le passage du baupré. A ce stade de la construction je vais vernir l'ensemble de la coque avant de continuer le travail sur celle-ci.
Le vernissage est presque terminé, manque encore le liston blanc sur le côté
Dans l'intervale je commence la réalisation du mât, de la baume, du baupré de la flèche, et de tout l'accastillage qui sera nécessaire pour terminer cette construction. 22 poulies doubles et 12 simples sont par exemples à préparer.


Détail du principe de fabrication des poulies

Quelques pièces d'accastillage Détail du moulinet

Fixation des ferrures de maintien des cap de mouton et de la galoche avec sa poulie.
Le bout dehors ou Baupré traverse le pavois. Il est fixé par la caisse et soutenu par le blin

La conelle et la lanterne ( simple lampe à pétrole ) sont plantés dans la lisse de pavois

La construction du mat ; la baume et la corne s'aticulent autour du mât par un encornat
Le Baupré ou bout dehors passe progressivement d'une forme carrée ( la caisse ) qui vient se fixer dans une ferrure sur le banchet à une forme ronde et passe au travers du pavois. Il est soutenu par le blin et son petit rouleau. Le baupré est réalisé en partant d'une baguette carrée mise en forme au tour au moyen de papier de verre.
Le mat, le mat de flèche et la corne sont également mis en forme, soit légérement cônique, au tour avec papier de verre.
Les voiles.
Comme je n’ai aucune expérience dans la réalisation des voiles sur un vieux gréement, je trouvais regrettable de gâcher tout le travail réalisé jusqu’ici sur la maquette par des voiles mal exécutées et avec de grossières erreurs.
J’ai donc joué la prudence et la facilité et commandé mes voiles à la société LGD à Saint Quentin avec à sa tête Monsieur Lhomme Gérard. Celles-ci sont donc réalisées sur mesure, d’après le plan, après avoir choisis du tissu selon un échantillonnage présentant des qualités et des couleurs différentes. Je ne vous en dis pas plus sur cette société car vous trouverez le lien avec celle-ci dans les liens de mon site sous la rubrique magasins de modélisme.

Les voiles et les différents diamètres de cordages utilisé sur le bateau
J’étais parti avec l’idée de réaliser l’entier du Bautier de mes propres mains et finalement je me suis ravisé pour les voiles. Hé oui, il faut savoir reconnaître ses limites !
En voyant le résultat à la livraison, j’ai la preuve que c’était la bonne décision, c’est certes un investissement, mais cela en vaut la peine. Une merveille ! Je recommande cette société à tous ceux qui comme moi hésitent à se lancer dans la réalisation de leurs voiles.
Il sera beaucoup plus facile pour moi de réaliser après coup un deuxième jeu de voiles en prenant pour exemple ce qui a été réalisé par un professionnel et en essayant de copier au mieux son travail.
Deuxième jeux il y aura en effet, puisque je possède un second Bautier, le Louis Héloise acheté d’occasion, qui attend la restauration et qui aura bien besoin de nouvelles voiles. Je les réaliserais cette fois selon le modèle acheté, en collaboration avec mon épouse qui, fort heureusement, partage ma passion.
Je vais passer prochainement à la couveture du pont. Astuce : Mon idée est d'avoir un pont parfaitement étanche. Par gros temps, en cas d'inondation du pont, l'eau qui l'envahit met un certain temps à s'écouler par les dalots et, si l'étanchéité laisse à désirer, on risque d'embarquer de l'eau dans la cale.
Sur les vrais Bautier, j'ai lu que le pavois était volontairement réalisé assez mince pour permettre au marins, en cas de nécessité, de perforer ce dernier à coup de hache pour évacuer l'eau et éviter le naufrage !

Pont couvert en CTPL 0.6mm puis,............................ je commence la pose des lames de pins
Le pont de ma maquette sera donc recouvert d'une première couche constituée d'un panneau en contre plaqué de 0.6mm, soigneusement ajusté et collé solidement aux barrots et barrotins. Cette couverture recevra une couche de fond dur pour nourrir le bois et bien étanchéifier le tout. Ensuite seulement je viendrais poser sur cette couverture les lames du pont en pin épaisseur 2 mm, en intercalant une baguette noire de 1mm de large pour simuler le calfatage.

Une centaine de listes en pin et autant de baguettes de calfatage seront nécessaires
J'ai tracé une ligne délimitant le centre du pont de la proue à la poupe et la première liste sera posée exactement au centre de cette ligne. Les listes suivantes seront posées alternativement à gauche et à droite de cette première liste, en progressant vers l'extérieur, en direction des pavois. Les plus grandes listes ne dépasseront pas une longeur de 26 cm. ce qui à l'échelle 1/15 ème représentait des planches de 4 métres.
Le Roof.
La structure de ce dernier est découpée dans du contre plaqué de 1mm d'épais puis entièrement doublé par des listes de pin.
La porte double sera ensuite réalisée et fixée au moyen de mini charnières. Le toit, coulissant sur deux glissières, et qui dégage l’entrée au rouf une fois les portes ouvertes est également réalisée selon la même technique.
Sur le vrais Bautier, la porte donnait accès à un escalier qui descendait dans la petite chambre qui se trouvait , sous le roof, et qui permettait juste a 3 ou 4 marins de se tenir debout et se réchauffer en venant y boire un café. Dans cette petite chambre se trouvait en effet un petit fourneau à bois, dont la cheminée sortait sur le toit du rouf côté tribord. ( visible sur la vue de droite )

Deux petites lucarnes sont ouvertes sur la face du rouf côté porte. Ces dernières donnent un peu de lumière dans cette chambre. Elles se trouvent en fait à hauteur des yeux des marins pêcheurs qui étaient dans la chambre ce qui permettait de surveiller le collègue qui était resté à la barre.

Le bateau est entièrement vernis le pont et le roof sont teintés. J'ai terminé et vernis actuellement les nombreuses poulies doubles et simples 36 au total, les taquets, une quinzaine de cabillots, les diverses ferrures , la pompe de cale, l'ancre. Le tour 70 est bien sollicité pour réaliser cet accastillage.Viens maintenant la fabrications des maunes, ces paniers en osiers qui contenaient les lignes pour la pêche, des ancres de ligne et divers petits détails. Je vous parlerais plus tard de la fabrication de ces derniers. Ensuite je pourrais gréer le bateau et hisser les voiles, on en reparle bientôt.
Voici l'état d'avancement au 17 juin 2008, j'en suis actuellement à pose les voiles. Finalement j'ai opté pour un foc de couleur cachou et seule la voile de flèche qui n'est encore pas posée sur cette photo sera de couleur blanche écru.

En arrière plan on distingue le fuselage du pilatus B4 qui attend sagement le prochain vol. ( voire la rubrique Pilatus B4 ) Celà vous prouve que si GéGé ne navigue pas, il à le nez en l'air à piloter ses planeurs !!



Ajouter un commentaire