Assemblage du support. ( Le Ber )
Ce dernier est constitué de deux parties en polycarbonate transparent, maintenues entre elles par des liaisons en tube d'aluminium de 8mm de diamètre.
Pour éviter de marquer la coque par frottement, des bandes de feutres autocollantes sont posées sur les deux tubes supérieurs. La transparence des supports permet une vision complète de la coque du voilier lorsqu'il est posé sur son ber. La suite de l'assemblage se trouve grandement facilité puisque la coque est dès maintenant posée sur se support.
La structure de la coque.
La construction de la maquette débute par la désolidarisation et le ponçage des couples, puis intevient la pose de tous les renforts en baguettes de pin. La technique de construction est similaire à celle des paquebots modernes. L'assemblage de la structure interne de la coque se compose de trois parties distinctes.
-. La partie avant , constituées de 3 couples avec le longeron central. Il va de la proue jusqu'à la cabine.
-. La partie centrale, avec la cabine, le cockpit, deux longerons latéraux et les 6 couples suivants.
-. La partie arrière, avec un barrot et un longeron central qui va du cockpit à la poupe.
Tous ces composants reçoivent 3 à 4 couches de fond dur de manière à bien imprégner le bois et boucher les pores pour le rendre insensible à l'humidité. La partie centrale avec la cabine est en grande partie en acajou et le fond dur fait immédiatement resortir la belle teinte de cette essence. Les collages bois sur bois se font à la colle blanche. J'utilise deux types de colle la rapide qui fixe solidement les pièces après 10 à 15 minutes et et la resistante à l'eau ( Kaltwasserfest ) qui résite bien à l'eau. On peut laisser un collage 4 jours dans l'eau sans que les pièces ne se décollent ! Cette colle fixe solidement les pièces en 30 minutes.

A ce stade de la construction il faut positionner et ajuster la partie avant et centrale dans la coque pour réaliser l'assemblage de la partie arrière et préparer le tableau arrière qui recevra les supports du safran. Tout ces montages se font à blanc c'est à dire sans les coller. Ce n'est que lorsque tout sera parfaitement ajusté que ces trois parties préassemblées seront collées définitivement dans la coque.

Avant d'aller plus avant dans cette construction, je souhaite résoudre le problème de la dérive lestée. Sur le vrai dériveur, cette dérive qui pivote sur un axe pour ressortir sous le bateau, est en acier et pèse 160 kilos. Sur la maquette cette dérive est une simple plaque de PVC grise de 3mm d'épais et qui ne pèse que 50 grammes !!
Les 1,5 kilos de lest prévus le sont sous forme de grenaille de plomb, fixée par de la résine, de part et d'autre du puis de dérive, à l'intérieur de la coque. Inutile de dire qu'avec cette conception, le voilier ne va bien naviguer que par temps calme et va très vite fortement gîter ( voire chavirer ) dès que le vent forcira un peu. Si l'on souhaite placer le lest plus bas pour augmenter le couple de rappel, la notice n'est pas très claire sur se sujet. Elle préconise simplement d'utiliser un autre type de lest qui peut être fixé sur la dérive. Je suis étonné par cette proposition, La livraison d'une dérive métallique aurait été souhaitable pour ce kit. C'est un point négatif à relever, d'autant plus que ce kit s'adresse à des débutants.
Je décide donc de remplacer cette dérive par une réalisation de ma conception, en visant l'objectif d'obtenir avec celle-ci un poids situé entre 700 et 800 grammes, soit environ la moitié du lest total préconnisé par la notice.
Pour celà, je prends l'initiative de tricher un peu sur la longueur de dépassement sous la coque et augmente celle ci de 30 millimètres. Ce faisant, j'augmente la surface de la dérive d'environ 40 cm2 et prends ainsi le risque d'améliorer la tenue de route du voilier, partant de diminuer sa faculté de virer de bord aisément. J'augmente également l'épaisseur de la dérive qui passe à 4,5mm.
Je crée d'abord un cadre en bois de chêne, qui respecte la forme originale de la dérive. A l'intérieur de ce cadre, je viens ajuster des plaques de plomb, mises en forme, et de la bonne épaisseur.
Une fois ce travail réalisé, je prépare deux planches épaisses recouvertes de papier cellophane transparent. Sur une des planches, je dépose un tissus de fibre de verre que j'imprègne de résine époxy. Je pose ensuite le cadre en bois sur le tissus, puis dispose les plaques de plomb à l'intérieur. Je dépose par dessus une généreuse couche de résine puis dépose pour terminer une nouvelle couche de tissus de fibre de verre. Le tout est recouvert de la deuxième planche et mis sous presse pour séchage environ 24 heures.
Après sortie de presse voici, ci dessous, le résultat avant et après pré-ponçage. Verdict de la balance 700grammes. Ce poids est répartis comme suit: 240 grammes se trouvent à l'intérieur et au fond de la coque, dans le puis de dérive( premiers rectangles de plomb en haut de la dérive) et 460 grammes dans la partie qui sort sous la coque. C'est toujours mieux que les 50 grammes de la dérive en PVC.

Le pourtour de la dérive sera maintenant profilé pour une meilleure pénétration dans l'eau et diminuer la traînée. Elle reçevra ensuite une couche de mastic, puis ponçage et enfin sera vernie couleur métalique ou antifouling.
Pendant que les divers collages ou le verni sèchent, je procède au façonnage puis à l'assemblage provisoire du safran et de sa barre. Celle ci est façonnée à la lime à la cale à poncer puis cintrée à chaud. Je monte le banc arrière pour le barreur et prépare une multitude de petites pièces et d'accastillage qui envahissent progressivement l'établi. Je reviendrais plus tard en détail sur la terminaison et les améliorations possible de l'accastillage.
Suite de la construction sur la page suivante.
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