Je vous propose de partager ici la naissance d'un nouveau projet vapeur.
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J'ai déjà construit la chaloupe Victoria de Krick et la forme de sa coque est si bien étudiée que je souhaite, dans un futur proche, construire une nouvelle chaloupe avec la même forme de coque.
Commençons donc par la motorisation de cette future chaloupe, à savoir son groupe vapeur et le banc d'essai que je me propose de réaliser.
L'expérience m'a montré qu'un moteur de 3 cm3 était largement suffisant pour cette coque bien profilée et que j'avais même une bonne réserve de puissance. En réalité, et pour naviguer de manière réaliste, la vanne de registre qui commande l'admission vapeur de la machine est ouverte à 1/3 voire 1/2 maximum. A plein régime la chaloupe file à très forte allure.
Je me suis dit qu'il devait donc être possible de diminuer la cylindrée moteur, d'augmenter un peu le volume de la chaudière et du réservoir gaz afin d'augmenter l'autonomie et de passer au delà des 60 minutes.
J'ai donc opté pour un moteur JMC de 2 cm3 avec possibilité, au cas ou je ne serais pas satisfait du résultat, de le remplacer par un moteur oscillant de 3 à 4,5cm. Voici le lien avec le site de Jean Marc Cloup ( JMC ) jmc.vapeur.free.fr
Caractéristique du moteur : Alésage Diamètre 8mm. / course 10 mm. / diamètre tige piston 2 mm. / cylindrée effective ( moins volume tige piston ) 1,95 cm3
Le moteur JMC est acheté en kit à assembler. Attention, si vous n'avez pas de formation mécanique, je vous conseille vivement d'acheter ce moteur assemblé par son fabricant. Ce dernier monte ses moteurs avec soin et vous livrera le tout testé et réglé pour une différence de prix qui n'est pas énorme et qui vous évitera bien des tracas.
Si vous montez vous même votre moteur je vous conseille de régler celui-ci selon les conseils à dispositions sur l'excellent site de Jaques Clabaux en cliquant sur le lien ci après : ( Régalge d'un moteur à tiroir plan )
La chaudière est commandée sur mesure, selon mes instructions, chez le même fournisseur ( JMC ). Je ne suis en effet pas équipé pour braser un tel volume et, par prudence, je préfère me fier au spécialiste qui me livre une chaudière parfaitement brasée et testée. On ne badine pas avec ce genre de chose et la sécurité n'a pas de prix !
La fabrication des raccords des écrous des vis et de tout le petit matériel nécessaire à la réalisation d'un groupe vapeur ne me pose en revanche aucun problème. J'ai la matière à disposition et un tour pour l'usinage et le fraisage. Les écrous 6 pans sont usinés directement dans le profilé Ad-hoc. Tout ce matériel vient progressivement rejoindre mes petites boîtes à casiers dans l'attente du montage final.
Sur une planche de contre plaqué, j'ai commencé par dessiner la surface disponible pour la disposition des divers éléments de mon futur groupe. Cette opération réalisée, je place ces éléments et définit la manière de les maintenir solidement en place, tout en prévoyant un démontage rapide et aisé si nécessaire.
Pour un groupe vapeur simple dans une chaloupe, il faut réunir au minimum les élément suivants. Une chaudière / Une machine / Un réservoir gaz / un brûleur / Un régulateur de pression / Une vanne de registre / Un huileur / Un déshuileur / Un arbre d'hélice et son tube d'étambot / Une hélice / Un cardan / Un sifflet / Du tube de cuivre de diamètre 3 et 4 mm et bien entendu toutes les vannes, les robinets, raccords et autre visserie nécessaires à l'assemblage du tout.
La chaudière et son isolation.
La chaudière reçoit tout d'abbord une couche d'un tissus de verre sur lequel se trouve collée une feuille aluminium. Cette isolation se pose côté aluminium contre la chaudière. Cette étape franchie je place une deuxième deuxième couche d'isolation en planchettes de Samba et d'acajou disposées en alternance et maintenues en place par un cerclage en laiton.



La machine et son bac de récupération.
Pour récupérer et concentrer les inévitables projections d'huile en dessous de la machine, je réalise un bac de récupération en feuille de laiton pliée et soudée. Ce bac sera solidement fixé au plancher de la chaloupe par 4 vis placées dans les coins du bac.
L'idée étant de pouvoir changer la motorisation et passer du moteur 2cm3 au 4,5cm3 si nécessaire, je prévois, à l'intérieur du bac, deux supports en laiton vissés et soudés, sur lesquels reposera le moteur, fixé par des vis métriques M 2,5. Le support est percé et tarraudé pour recevoir les deux types de moteur.
De cette manière, il sera très facile de démonter le moteur si nécessaire tout en laissant en place le bac de récupération.

Le réservoir de gaz.
Toujours le même fournisseur JMC. Ce réservoir est posé sur deux supports en bois de ma fabrication. Il est ensuite bridé sur les supports afin de le maintenir solidement en place. Il faut maintenant y placer : au centre la vanne de remplissage, puis à un extrêmité le robinet de sortie du gaz, et à l'autre extêmité le robinet de purge avec, très important, son petit tube qui plonge environ sur le 1/3 de la hauteur du réservoir.

Le déshuileur.
Je constate qu'il me manque de la matière pour réaliser ce dernier. Afin de réaprovisionner un peu ma réserve, une petite commande chez Tartaix s'impose. Je vous explique que vous puissiez également en profiter à l'occasion car ce fournisseur est véritablement une bénédiction pour un modéliste qui fait de la vapeur. Vous y trouvez Laiton / Cuivre / Acier en barres en tubes et en profilés et au détail. Nul besoin d'acheter 1 mètre ou 10 kilos pour vous faire livrer.

Vous vous connectez sur le site www.tartaix.com vous choisissez votre matière et vous demandez un devis. Dans les 24 heures vous avez une réponse avec le prix détaillé de votre commande. Si vous êtres satisfait vous confirmez et vous payez en ligne. Vous recevez une confirmation de commande, puis d'expédition. A partir de la, votre colis est livré dans les 3 jours maximum.
Passons maintenant à la réalisation du déshuileur.
Un de tubes commandés servira à sa confection. Diamètre 47mm hauteur 75mm. Je tourne deux flasques qui viendront brasées aux deux extêmités.Quelques raccords, un bouchon fileté, un bon coup de polissage et voilà le déshuileur déjà prêt. Rien de bien difficile !
Le déshuileur reçoit la vapeur qui sort de la machine. Une partie de la vapeur chargée d'huile se condense à l'intérieur et le surplus de vapeur est canalisé par un tuyau au sommet de la cheminée ce qui donne un joli panache. Il suffit de retirer l'eau de condensation chargée d'huile au moyen d'une seringue après chaque fonctionnement du groupe.

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