Un master de canon et de caronade a d’abord été tourné dans du hêtre, puis un moule a été réalisé permettant de reproduire assez facilement en série les 12 fûts en résine. Ces fûts ont été ensuite percés et alésés au diamètre de 7 mm. A l’arrière du fût on insère une résistance en fil de Constantan de 0.5mm de diamètre qui sera reliée aux petites fiches cachées sous l’affût du canon. Les fûts sont alors chemisés par des tubes laiton de diamètre 7 mm. extérieur et 6 mm. intérieur qui coulissent librement dans le fût et sont retenus à son extrémité par une petite cheville, ( clou en laiton ).


C’est ce tube qui sera chargé, hors du canon, puis introduit délicatement dans le fût avant chaque série de tir. Cette manière de procéder permet de préparer à l’avance une douzaine de tubes, voire plus, avant chaque navigation. La charge s’effectue selon le processus suivant. A l’extrémité inférieure du tube, celui qui viendra contre la résistance, on place un petit bout de « papier de magicien » puis une petite mesure de poudre noire, et pour terminer le boulet qui en l’occurrence, et pour éviter les accidents, est composé d’un bouchon de roofmat découpé à l’emporte pièce dans une plaque d’épaisseur 8mm. La déflagration provoquée à l’allumage est assez impressionnante et provoque toujours la surprise et l’émerveillement des spectateurs.
J’entends déjà les questions, mais ce papier de magicien, c’est quoi ? Vous avez certainement tous déjà vu un magicien travailler avec une feuille de papier pour finalement passer celle-ci à proximité d’une flamme ce qui en une fraction de seconde provoque une grande flamme et la disparition instantanée du papier. C’est de ce papier la qu’il s’agit et que l’on peut se procurer auprès d’une corporation de magiciens ou à l’adresse ci après.
Dreamlandmagic
Jeff Sherword
8665 W. Flamingo Rd 131-120
Las Vegas NV 89147-8621
La mâture.
Le grand mât et le mât de misaine sont creux et réalisés à partir de sections de canne à pêche en fibre de verre.
Toutes les vergues sont en bois et tournées avec l’aide d’un petit tour Unimat.
Pour la commande des vergues, Jean-Claude c’est inspiré de la réalisation d’un modéliste américain.
Seules les premières vergues du grand mât et du mât de misaine sont reliées respectivement à leur treuil de commande par des écoutes, guidées par un système de poulies de renvoi et finalement fixée aux extrémités de ces deux vergues.
Le mat est renforcé et fendu à hauteur de chaque vergue et toutes les vergues sont directement fixées sur un roulement à billes qui a été préalablement inséré et collé à l’intérieur du mât. Il est très important d’avoir une rotation des vergues sans points durs pour le bon fonctionnement du système, d’où la présence de roulements. Toutes les vergues en dessus de la première, qui elle seule est commandée, sont reliées à celle-ci par un cordage attaché en bout de vergue. Elles suivent donc tout naturellement le mouvement de rotation.

La commande du foc, clin foc et de la brigantine se fait par un système classique de circuit d’écoute.
Pour diminuer l’encombrement, partant la hauteur du voilier, les deux mâts sont articulés à la hauteur de la hune du bas mât. Ils se rabattent vers l’avant et sont verrouillés dans cette position pour le transport.
La réalisation du haubanage complet est un véritable moment de bravoure et nécessite pas mal de réflexion et de patience, justement pour permettre aux deux mâts de se rabattre rapidement pour le transport et de retrouver tout aussi rapidement leur position normale de navigation. Jean-Claude est plein d’idées, et quelques astuces permettent cette manœuvre qui finalement se fait avec une facilité déconcertante.
La suite de la construction sur la page suivante:
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