Le Rhönbussard / DSF Rhön- Bussard

Historique
En 1933 le célèbre constructeur de planeur HANS JAKOBS développe pour la firme aéronautique SCHLEICHER à POPENHASEN / ROHN le Rhönbussard qui, a cause de sa simplicité de construction, trouvera un grand succès auprès des groupements de vol à voile de l’époque.
Le cahier des charges exigeait un planeur d’une excellente manœuvrabilité, d’un coût d’entretien réduit et qui puisse facilement trouver sa place dans tous les hangars des groupements de vol à voile.
JACKOBS résolu ces problèmes en prévoyant une aile en 2 parties, facilement démontable, et des ailerons surdimensionnés.
Ce planeur entièrement en bois, d’une ligne harmonieuse, sans haubans d’aile, était largement en avance sur son époque. Il est resté en service très longtemps dans de nombreux aéroclubs. Il à été produit à 220 exemplaires entre 1933 et 1940
Quelques rares exemplaires restaurés volent encore aujourd’hui.
L’original avait une envergure de 15 mètres une longueur de 5.77 mètres et pesait 245 kg.
La maquette.
Celle –ci sera réalisée entièrement en bois selon plan de l’original à l’échelle 1/4 soit :
Envergure 3.75 mètres
Longueur 1.44 mètres
Surface alaire 88.04 dm2
Surface stabilo 11.90 dm2
Surface portante 99.94 dm2
Poids total 4Kg
Charge au dm2 40 grammes
Construction des ailes du stabilo et de la dérive.
On commence par découper et préparer toutes les pièces selon plan. Balsa pour les nervures et le coffrage, baguettes de pin pour les longerons.
Toutes ces pièces sont ensuite soigneusement assemblées par collage directement sur le plan, ce dernier protégé par une fine feuille de plastique transparente. Une particularité de ce planeur et d’avoir des ailes vrillées pour améliorer la stabilité de l’appareil en vol, ce qui nécessite un gabarit de montage très précis et une grande rigueur dans le montage des deux demi ailes.







Construction du fuselage.
Celui-ci se construit à partir de couples et en deux demi coques selon le même principe de construction qu’une une coque de bateau, à savoir bordés sur couples. Les deux demi-coques terminées sont ensuite assemblées pour obtenir un magnifique et volumineux fuselage dans lequel toute l’installation RC trouve facilement sa place.






Le nez est lesté de plomb et on y trouve également le crochet de remorquage.
Les fonctions commandées sont : direction / profondeur / ailerons / crochet de remorquage /
Ce planeur ne possédait pas d’aérofreins et utilisait la technique de la glissade pour se freiner en finale avant l’atterrissage.
Le planeur une fois entièrement construit est recouvert de toile thermo rétractable qui est ensuite vernie pour en assurer l'étanchéité.


Vous l'aurez constaté, cette construction n'a rien de commun avec ce que l'on nomme aujourd'hui du prêt à voler ( Ready to Fly )
C'est long, laborieux, et celà fait beaucoup de poussière, mais finalement, c'est ça le travail et la passion du modélisme, celui qui permet d'être fier de sa construction et d'avoir un petit frisson dans le dos à chaque vol de son planeur.
Le Vol
Le planeur est mis en altitude par remorquage. Son vol et absolument remarquable de réalisme. Ce planeur évolue tout en douceur et vole très lentement. Les figures simples de voltige sont possibles telles que la boucle et le renversement par exemple. Sa faible charge alaire lui permet de gagner facilement de l’altitude au moindre thermique et j’ai déjà eu l’occasion de voler une heure sans problème après seulement 2 minutes de remorquage.
Il allonge terriblement à l’atterrissage et il faut vraiment venir de loin et bien freiner le planeur pour le poser sur la piste
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